Le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, s’est dit favorable à une revalorisation anticipée du smic dès décembre, au lieu du 1er janvier. Vendredi 6 novembre, il a également estimé qu’il fallait tenter de dépasser 1 500 euros net, alors que le salaire minimum est donné à 1 478 euros net dans le direct de franceinfo. Aucune décision n’a été annoncée à ce stade.

Une revalorisation avancée à l’étude
Invité sur TF1, Jean-Pierre Farandou a défendu l’idée d’avancer d’un mois la revalorisation automatique du smic, habituellement appliquée au début de l’année. Le ministre a jugé le geste symboliquement important et s’est prononcé pour que le salaire minimum franchisse le seuil des 1 500 euros net.
Cette prise de position intervient au lendemain de la journée de grèves et de manifestations du jeudi 5 novembre, organisée autour des salaires et du pouvoir d’achat. Les estimations de participation divergent : le ministère de l’Intérieur a dénombré 575 000 personnes dans 193 cortèges, tandis que la CGT en a revendiqué 1,6 million.
Une conférence sociale prévue lundi
Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, réunira lundi 9 novembre à Matignon les organisations syndicales et patronales pour une conférence consacrée aux salaires et au pouvoir d’achat. Il a demandé à Jean-Pierre Farandou de terminer d’ici dimanche les concertations engagées sur ces sujets. Le ministre chargé de l’Action et des Comptes publics, David Amiel, poursuit de son côté ses échanges avec les représentants des agents de la fonction publique, dont les syndicats réclament une hausse du point d’indice. (info.gouv.fr)
La tenue de cette réunion ne préjuge pas des mesures qui pourraient être retenues. L’intersyndicale a indiqué qu’elle se réunirait à son issue, lundi, pour décider de la suite du mouvement. Elle estime que les revendications des salariés, des agents publics, des jeunes et des retraités doivent recevoir une réponse.
De nouvelles actions annoncées samedi
Des organisations de jeunesse et des groupes de gilets jaunes appellent à de nouvelles mobilisations samedi 7 novembre. L’Unef a notamment annoncé sa participation à cette journée, présentée comme le quatrième acte d’un mouvement lancé le 17 octobre.
Source : franceinfo – Les Titres (www.franceinfo.fr)
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