Un conflit de voisinage prolongé entre deux couples au Raincy, en Seine-Saint-Denis, a récemment connu un tournant judiciaire. Les propriétaires d’une maison ont tenté d’obliger leur voisine à abattre sa haie de 28 cyprès bleus, mais ont fait face à une série de décisions défavorables des tribunaux.

Ce que l’on sait
Ce litige démarre autour d’une haie de cyprès qui sépare les propriétés de deux couples. En 2024, le tribunal judiciaire de Bobigny a rejeté la demande des plaignants qui exigeaient l’élagage et la réduction de la hauteur des cyprès à deux mètres, ne considérant pas que la situation justifiait une telle mesure. Malgré une taille réalisée par la voisine, le couple n’a pas abandonné et a contesté cette décision en appel.
Ce qui s’est passé
Les plaignants s’inquiètent de l’éventuelle hauteur des cyprès, qui dépasse la limite qu’ils jugent acceptable. Un constat réalisé en 2019 mentionne que la haie de cyprès touche faiblement leur mur. Initialement, ils demandaient que ces arbres soient taillés en raison de leur position, qu’ils qualifient de « génante ». Cependant, leur requête s’est heurtée à la réglementation municipale du Raincy, qui protège les arbres sur les propriétés privées. En effet, la mairie avait déjà refusé une demande d’abattement des cyprès qui avaient une circonférence supérieure à 30 centimètres.
Ce que cela change localement
La protection des arbres, définie par une délibération de 2016, souligne l’engagement de la municipalité à préserver la biodiversité et à réglementer l’environnement local. Cette décision de justice a un double impact : elle renforce la légitimité des réglementations locales sur la protection de l’environnement, et rappelle aux riverains l’importance du cadre légal lorsqu’ils sont en désaccord.
Les conséquences judiciaires
Le délibéré de la cour d’appel, rendu le 23 octobre 2026, a non seulement confirmé les refus antérieurs mais a également condamné le couple de plaignants à verser un total de 4 500 euros à leur voisine, couvrant les frais de justice liés à leur appel. La cour a jugé que la réduction des cyprès à deux mètres aurait pour conséquence leur disparition complète, rendant ainsi les plaintes des voisins infondées. Ce cas souligne l’importance de comprendre les droits de chacun dans un contexte de voisinage, ainsi que les ressources juridiques disponibles en cas de conflit.
Source : Actu Paris – L'actualité locale – actu.fr
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