En Corée du Sud, des propos du président Lee Jae-myung sur la contribution économique des travailleurs étrangers et l’aide accordée à leurs familles suscitent de vives critiques. Le Centre des droits des immigrés dénonce un discours qui oppose migrants et citoyens sud-coréens, tandis que le gouvernement a demandé un réexamen de plusieurs dispositifs d’aide.

Des critiques après les déclarations du président
Lee Jae-myung a estimé que les travailleurs étrangers et leurs familles n’apporteraient pas grand-chose à l’économie et que certains programmes d’aide défavoriseraient les Sud-Coréens. Le président s’est défendu de vouloir stigmatiser les étrangers, selon les éléments rapportés par RFI.
Ces déclarations ont été dénoncées par Jeong Yeongseop, représentant du Centre des droits des immigrés. L’organisation s’est rassemblée devant le palais présidentiel pour protester contre les propos du chef de l’État, qu’elle considère comme le signe d’un tournant anti-immigration.
Jeong Yeongseop rappelle que les travailleurs migrants occupent principalement, selon lui, des emplois difficiles et dangereux dans des entreprises où les Sud-Coréens ne travaillent pas. Il estime que leur contribution doit être reconnue.
Des dispositifs d’aide à réexaminer
Le gouvernement sud-coréen a demandé à ses administrations de revoir les programmes concernant les familles issues de l’immigration, notamment dans les domaines de l’aide sociale, des soins, du logement et de l’éducation.
Pour Jeong Yeongseop, associer ces aides à l’idée d’un avantage accordé aux migrants risque d’alimenter les oppositions entre « nationaux » et « immigrés ». Il met en garde contre une possible hausse des propos haineux et discriminatoires. Il s’agit de l’analyse du représentant du Centre, et non d’une conséquence établie.
La présence étrangère en hausse
La controverse intervient alors que la population sud-coréenne est en déclin et que l’économie dépend davantage de la main-d’œuvre étrangère, selon RFI. Le pays comptait 2,7 millions d’habitants issus de l’immigration en 2026, soit environ 5 % de sa population. Travailleurs et étudiants constituent la majorité de ce groupe.
Publié le 4 novembre 2026, le reportage de RFI, signé par son correspondant à Séoul Célio Fioretti, rend compte des accusations portées par le Centre des droits des immigrés et de la défense du président. Les éléments disponibles ne précisent pas quelles modifications pourraient être apportées aux programmes concernés.
Source : RFI – Actualités, info, news en direct – Radio France Internationale (www.rfi.fr)
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Auteur : RFI







