Un capteur porté sur les sous-vêtements permet de mesurer les flatulences au fil de la journée. Une première étude menée par l’équipe du microbiologiste Brantley Hall, à l’Université du Maryland, a relevé une moyenne de 32 émissions de gaz par jour, avec des écarts allant de quatre à 59. Ces résultats ouvrent une nouvelle piste de recherche, mais ne permettent pas encore de définir une fréquence « normale » ni de diagnostiquer un trouble digestif. (sciencedirect.com)

Un capteur pour mesurer les gaz au quotidien

Jusqu’ici, les chercheurs s’appuyaient sur des déclarations des participants ou sur des méthodes invasives pour estimer la fréquence des flatulences. L’équipe de Brantley Hall a conçu un petit dispositif portable, fixé au sous-vêtement, qui détecte l’hydrogène présent dans les gaz intestinaux. Cet élément est produit par les microbes du système digestif et constitue un indicateur de leur activité. (cmns.umd.edu)
Les premiers résultats, publiés en décembre 2025 dans la revue Biosensors and Bioelectronics: X, font état de 32 épisodes quotidiens en moyenne. La variation observée est importante : certains participants en ont eu quatre par jour, d’autres jusqu’à 59. La moyenne, à elle seule, ne suffit donc pas à décrire les différences entre individus. (sciencedirect.com)
Des résultats encore préliminaires
Ces chiffres ne constituent pas un seuil médical. Les chercheurs cherchent d’abord à recueillir davantage de données pour mieux décrire la diversité des émissions de gaz et étudier leur lien avec l’alimentation, le microbiote intestinal et certaines pathologies digestives. À ce stade, l’étude ne permet pas de conclure qu’une fréquence donnée serait anormale ou signe d’une maladie.
Le projet « Human Flatus Atlas » vise à élargir les observations et à constituer une base de données sur le long terme. Les participants sont également invités à renseigner leurs repas, afin que l’équipe puisse comparer les variations de gaz avec les habitudes alimentaires et l’activité du microbiote. L’objectif est de mieux comprendre pourquoi la production varie d’une personne à l’autre et au cours de la journée.
Au 1er novembre 2026, le site du projet indique que les inscriptions sont suspendues en raison du nombre de demandes. Il propose aux personnes intéressées de rejoindre une liste d’attente, sans garantir leur participation. (flatus.info)
Le capteur fournit ainsi une méthode de mesure plus directe que les estimations déclaratives, mais l’atlas reste en construction. Les données disponibles décrivent des premiers résultats : elles ne fixent pas encore de référence médicale pour évaluer les flatulences.
Source : RFI – Actualités, info, news en direct – Radio France Internationale (www.rfi.fr)
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Auteur : Caroline Lachowsky







