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Pour Bérénice Levet, la crise des lycéens révèle l’échec de la transmission à l’école

Dans un entretien publié le 1er novembre 2026, Bérénice Levet critique la réponse du gouvernement à la mobilisation lycéenne et défend une école davantage centrée, selon elle, sur la transmission et l’autorité des adultes. Elle estime que la contestation révèle aussi une crise de la relation entre générations. Ses propos, qui mettent en cause les choix éducatifs des dernières décennies, constituent une lecture personnelle du mouvement.

Elegant woman posing against modern architecture in Mérida, Mexico, capturing urban fashion style.
Diego Tenreiro · Pexels · Pexels License · Pexels License · Source : pexels.com

Une réponse gouvernementale jugée trop conciliante

Colorful flags outside the United Nations office in Geneva, symbolizing global unity.
Xabi Oregi · Pexels · Pexels License · Pexels License · Source : pexels.com

Interrogée sur la gestion de la mobilisation, Bérénice Levet reproche au gouvernement d’avoir reçu des lycéens et des étudiants et de leur avoir ouvert les portes de ministères, sans convier l’UNI, qu’elle décrit comme le seul syndicat opposé au mouvement. À ses yeux, cette démarche revient à reconnaître les représentants des jeunes mobilisés comme des partenaires de négociation.

Elle conteste également l’idée que la soif d’apprendre serait le moteur des manifestants. Selon elle, ceux qui souhaitent avant tout réussir leurs études n’ont pas quitté leur établissement. Elle juge que le retour en classe aurait dû précéder l’examen des revendications, tout en reconnaissant que certaines d’entre elles peuvent être fondées.

Levet s’appuie aussi sur des propos attribués à des jeunes après une rencontre avec Laurent Nuñez, qu’elle interprète comme des paroles de défi envers les responsables publics. Elle formule sa thèse ainsi : « Cette crise de la jeunesse est d’abord une crise des adultes. »

L’école au cœur de ses critiques

Les pancartes brandies pendant les manifestations lui servent d’illustration. Bérénice Levet relève des erreurs d’orthographe, notamment dans le slogan « Vive les lycés publics », et y voit un signe de l’échec scolaire. Cette interprétation est la sienne : l’entretien ne fournit pas d’éléments permettant d’évaluer la fréquence de ces fautes ni de mesurer leur représentativité.

Sa critique porte toutefois moins sur le niveau des élèves que sur la finalité de l’école. Elle considère que l’institution ne transmet plus suffisamment la connaissance de l’histoire nationale et le sentiment d’appartenir à une continuité collective. Dans cette perspective, elle défend l’idée d’une éducation qui relie les élèves à un héritage culturel et historique.

Elle met en cause la pédagogie progressiste, qu’elle situe à partir des années 1970, et estime que parents et enseignants ont progressivement renoncé à se considérer comme des passeurs. À l’école, soutient-elle, l’adulte devrait assumer un rôle distinct de celui de l’élève et transmettre des savoirs plutôt que de placer les deux sur un pied d’égalité.

Autorité, sélection et transmission

Levet plaide également pour le maintien de la sélection dans les parcours scolaires et universitaires. Elle estime que l’idéal d’égalité a affaibli le prestige des universités et défend une meilleure reconnaissance des métiers manuels. Pour illustrer cette valorisation des savoir-faire, elle évoque le chantier de reconstruction de la flèche de Notre-Dame.

À propos des 500 postes supplémentaires de personnel médical et social annoncés pour la rentrée 2027, elle élargit le débat à la place de l’individu et de ses droits dans la société contemporaine. Elle critique ce qu’elle décrit comme un repli sur l’identité personnelle et considère que l’école devrait aider les élèves à se tourner vers des œuvres, une histoire et des références qui les dépassent.

En conclusion, Bérénice Levet appelle à laisser aux enfants davantage de temps pour mûrir et à restaurer la transmission des savoirs et des valeurs. Elle présente cette orientation comme une réponse à la crise actuelle, sans que l’entretien apporte d’éléments contradictoires ni de point de vue d’autres acteurs de l’éducation ou du mouvement lycéen.


Source : Toute l'actualité du Journal du dimanche (www.lejdd.fr)

Article original : Consulter la source originale

Auteur : Philippine Farges

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Cédric Balcon-Hermand
À PROPOS DE L’AUTEUR

Cédric Balcon-Hermand

Journaliste d’Artia13.city, président de l’association Artia13, auteur et éditeur sous le nom Cédric Balcon, ainsi qu’auteur-compositeur de musique.

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