Les autorités françaises ont suspendu, le 30 octobre 2026, l’importation et la commercialisation de quinze références de préservatifs masculins ultra-fins en latex fabriqués par Richter Rubber Technology, entreprise malaisienne. Les défauts constatés pourraient entraîner leur éclatement ou leur perforation. Un retrait-rappel des produits concernés a également été décidé.

Des défauts liés à la fabrication
Selon le ministère de l’Économie, les investigations de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) ont mis en cause le processus de fabrication utilisé pour certaines gammes ultra-fines. Celui-ci pourrait provoquer des variations d’épaisseur et de qualité du film de latex.
Les autorités indiquent que ces défauts sont susceptibles d’entraîner une rupture ou une perforation du préservatif. Les risques évoqués sont des infections sexuellement transmissibles et des grossesses non désirées. Huit utilisateurs ont signalé des ruptures de préservatifs rattachés à des lots analysés comme non conformes et dangereux, précise le communiqué ministériel publié le 30 octobre.
Quinze références retirées du marché
La suspension concerne les préservatifs ultra-fins fabriqués selon le procédé identifié comme défaillant. Elle s’applique à l’importation et à la mise sur le marché français pour une durée d’un an, renouvelable si nécessaire. Les produits déjà commercialisés en France font aussi l’objet d’un retrait et d’un rappel.
À l’échelle de l’Union européenne, les références visées représentent environ sept millions de préservatifs, dont une partie seulement a été vendue en France, selon le ministère. La liste des produits concernés est publiée sur le site officiel RappelConso.
Les recommandations aux utilisateurs
Les autorités recommandent aux personnes ayant utilisé un préservatif non conforme de se rendre dans un laboratoire d’analyses médicales pour effectuer un dépistage des infections sexuellement transmissibles. En cas de retard de règles, elles préconisent également un test de grossesse.
Pour toute question, le ministère conseille de s’adresser à un médecin ou à un Centre gratuit d’information, de dépistage et de diagnostic (CeGIDD). Une rupture ou une perforation pendant l’utilisation peut aussi être signalée sur la plateforme dédiée aux événements sanitaires indésirables.
Source : Ouest France.fr – L'actualité en direct, en continu et en images (www.ouest-france.fr)
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