Environ 10 000 personnes ont défilé à Marseille samedi 31 octobre, selon la police, lors de la troisième journée de mobilisation. Le cortège, non déclaré et dépourvu de service d’ordre syndical, a pris la direction du centre-ville malgré l’interdiction préfectorale d’y manifester. La marche, d’abord décrite comme calme et festive, s’est achevée après des heurts entre de petits groupes et les CRS.

Une marche sans parcours prédéfini
Parti en début d’après-midi, le cortège ne suivait pas d’itinéraire établi. Des manifestants chantaient, certains vêtus de déguisements d’Halloween. Des jeunes étaient présents, mais aussi des parents et des grands-parents, selon les témoignages recueillis sur place.
Fabio, un étudiant qui affirme bloquer sa faculté depuis un mois en soutien aux lycéens, a expliqué participer à la mobilisation pour réclamer davantage de moyens, de professeurs et de financements pour le service public. Il a également dénoncé ce qu’il considère comme une réponse insuffisante aux revendications et une répression policière.
Elia, elle aussi étudiante, a estimé que la mobilisation réunissait des personnes de générations différentes autour d’un même sentiment de ne pas être entendues par le gouvernement.
Précarité et revendications multiples
La vie chère, le réchauffement de la planète, la montée de l’extrême droite et la répression policière figuraient parmi les sujets dénoncés par les manifestants. Les revendications exprimées dans le cortège étaient donc diverses.
Loïc, comédien venu manifester avec trois de ses enfants, a témoigné de sa précarité à l’approche de la retraite. Il a décrit une dégradation de ses conditions de vie et la disparition, selon lui, des dépenses consacrées aux loisirs. « Maintenant, c’est juste pour bouffer. Il n’y a plus de loisirs à côté », a-t-il déclaré à franceinfo.
Des heurts en fin d’après-midi
La marche est restée calme jusqu’à ce qu’elle se disperse, d’après le récit de franceinfo. En fin d’après-midi, de petits groupes ont provoqué quelques affrontements avec les CRS. Des tirs de gaz lacrymogène ont également été signalés.
Source : franceinfo – Les Titres (www.franceinfo.fr)
Article original : Consulter la source originale







