Les syndicats étudiants et lycéens appellent à reprendre les blocages des établissements à partir du mardi 3 novembre, après les vacances. L’Union étudiante prévoit aussi une nouvelle journée de blocage jeudi 5 novembre, date à laquelle ses représentants annoncent vouloir rejoindre une manifestation appelée par des travailleurs. Les organisations disent vouloir obtenir des réponses concrètes sur les conditions d’étude et les revendications lycéennes.

Un appel lancé lors de la manifestation du 31 octobre
L’annonce a été faite samedi 31 octobre, alors que se déroulait à Paris l’« acte III » de la mobilisation. Sabrine Kharbach, porte-parole de l’Union étudiante, a déclaré que des blocages étaient prévus mardi dans les universités et les lycées, puis jeudi, avant une manifestation le 5 novembre.
Les organisations ont également contesté la décision des autorités de ne pas autoriser le parcours souhaité entre la place de la Bastille et la place de la Nation, au nom de la sécurité. Le cortège a finalement circulé entre les portes de Bagnolet et de Charenton. La manifestation s’est déroulée dans le calme avant que la situation ne se tende en fin d’après-midi, selon le récit de la journée.
Pour Sabrine Kharbach, les blocages doivent aussi défendre la légitimité des revendications et protester contre les restrictions de parcours. La porte-parole a déclaré que les organisations voulaient montrer leur désaccord avec les interdictions de manifestations et de cortèges.
Les conditions d’étude au cœur des revendications
Ryad Rani, président de l’Union syndicale lycéenne (USL), a mis en avant les conditions matérielles dans les établissements. Il a affirmé que les lycéens ne réclamaient pas des équipements luxueux, mais des conditions dignes et un plan national consacré aux bâtiments scolaires.
Il a appelé les lycéens et les étudiants à se réunir en assemblée générale lundi afin de préparer les actions à venir. Il a évoqué des blocages possibles du mardi au vendredi, sans que cela constitue, dans ses propos, un calendrier détaillé pour chaque établissement.
Des annonces gouvernementales jugées insuffisantes
Le gouvernement avait présenté de premières mesures le lundi 26 octobre, notamment sur Parcoursup. Le ministre de l’Éducation, Édouard Geffray, avait annoncé une réforme en deux étapes : des améliorations pour la session 2027, puis un nouveau système prévu en 2028.
Parmi les autres annonces figurent un plan de rénovation des lycées et des universités doté de cinq milliards d’euros, une réduction progressive de la taille des classes et l’ouverture de places supplémentaires dans l’enseignement supérieur. Ces propositions n’ont pas convaincu les organisations, qui disent attendre des mesures concrètes.
Source : Le HuffPost : actualités et infos décalées en continu, en France et dans le monde (www.huffingtonpost.fr)
Article original : Consulter la source originale







