La troisième journée de mobilisation contre la vie chère a rassemblé des manifestants dans de nombreuses villes françaises, samedi 31 octobre. Les cortèges ont réuni plusieurs milliers de personnes à Rennes, Bordeaux, Marseille et Grenoble, tandis que des tensions et des tirs de gaz lacrymogène ont été signalés dans certaines villes. Le ministère de l’Intérieur a annoncé 320 000 manifestants dans le pays, dont 70 000 à Paris, et 27 interpellations à 14 heures.

Des mobilisations d’ampleur variable

À Rennes, la préfecture d’Ille-et-Vilaine a comptabilisé 13 500 participants à 15 h 20, soit 2 000 de plus que lors du samedi précédent. Des incidents ont éclaté en milieu d’après-midi. À Grenoble, près de 10 000 personnes étaient rassemblées, selon un journaliste d’ICI Isère, qui a également signalé l’usage de gaz lacrymogène.
À Marseille, la préfecture a fait état de 10 000 participants à un rassemblement qu’elle qualifie de « non déclaré ». À Bordeaux, environ 11 000 personnes ont défilé selon la préfecture. Le cortège est parti de la place de la Bourse, accompagné de percussions, et a rejoint la place de la Victoire. Des slogans et des chants hostiles à la police ont été entendus.
À Strasbourg, le cortège s’est élancé vers 14 h 40. Le suivi d’ICI Alsace évoque 3 000 personnes au départ, tandis que la légende d’une photographie publiée avec le bilan de la journée mentionne au moins 4 000 manifestants. Le défilé s’est ensuite dirigé vers la place de la République, où il est arrivé vers 15 heures.
Des tensions à Toulouse, des rassemblements ailleurs
À Toulouse, où la manifestation avait été interdite par la préfecture, un cortège non déclaré s’est formé sans organisation ni service d’ordre, selon le compte rendu d’ICI Occitanie. Des tirs de gaz lacrymogène ont été signalés. Les gendarmes mobiles ont tenté de repousser les participants vers les allées Jean-Jaurès et la gare Matabiau.
À Pau, un peu plus de 2 000 personnes ont défilé, selon un décompte d’ICI Béarn. À Clermont-Ferrand, 2 000 manifestants se sont rassemblés place Delille avant le départ d’un cortège autorisé. Perpignan a accueilli environ 1 000 personnes, parmi lesquelles de nombreux lycéens et étudiants, tandis que les syndicats étaient peu visibles.
Des rassemblements plus modestes ont également eu lieu à Guéret, où les syndicats ont compté 350 participants, et à Avignon, où environ 300 personnes se sont réunies porte Saint-Lazare malgré une interdiction de manifester dans l’intra-muros et le long des remparts. Plusieurs centaines de personnes se sont aussi retrouvées à Privas, Aubenas et Crest. À Niort, une centaine de manifestants se sont rassemblés devant la gare.
À la mi-journée, le ministère de l’Intérieur décrivait une situation « globalement calme » et sans incident notable. Il faisait état de 27 interpellations à 14 heures, contre 217 le 24 octobre. Le dispositif de sécurité mobilisait 70 000 policiers et gendarmes sur le territoire. (interieur.gouv.fr)
Source : franceinfo – Les Titres (www.franceinfo.fr)
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