La journée de mobilisation du samedi 31 octobre s’organise sous un important dispositif de sécurité : 70 000 policiers et gendarmes sont mobilisés dans le pays, selon les autorités. À Paris, le parcours prévu entre Bastille et Nation a finalement été écarté par le Conseil d’État. Les manifestants ont été appelés à rejoindre l’itinéraire autorisé entre la porte de Bagnolet et la porte de Charenton.

À Paris, un parcours modifié au dernier moment

Le tracé de la manifestation parisienne a fait l’objet d’un bras de fer entre les organisateurs et les autorités. Vendredi, le tribunal administratif avait suspendu l’interdiction préfectorale du parcours Bastille-Nation. Saisi par la préfecture de police, le Conseil d’État a ensuite annulé cette décision, confirmant l’interdiction de cet itinéraire. (leparisien.fr)
La CGT a appelé les manifestants à emprunter le seul cortège autorisé, entre la porte de Bagnolet et la porte de Charenton. Karl Ghazi, co-secrétaire général de l’Union départementale CGT de Paris, a expliqué que l’organisation ne souhaitait pas appeler à rejoindre un parcours interdit.
La Fage a, de son côté, dénoncé une entrave au droit de manifester. La fédération étudiante estime que la décision remet en cause la possibilité d’exprimer des revendications et met en danger les cortèges.
Plus de 40 stations de métro fermées
La modification du parcours s’accompagne de perturbations dans les transports parisiens. Plus de 40 stations de métro étaient fermées samedi dans plusieurs quartiers du centre et de l’est de la capitale. Bastille a été rouverte en milieu de matinée, après le changement d’itinéraire, selon un représentant de la RATP.
Les premières fermetures avaient commencé à 5 h 30 dans les secteurs des Champs-Élysées, de la Concorde, des Invalides et de l’Assemblée nationale.
Un dispositif de sécurité renforcé, des manifestations interdites dans plusieurs villes
Les 70 000 policiers et gendarmes déployés à l’échelle nationale doivent encadrer cette journée, que les autorités jugent à haut risque. Le dispositif est comparable à celui mis en place le 24 octobre, journée qui n’avait pas donné lieu à des incidents majeurs. Le ministère de l’Intérieur confirme la mobilisation de ces effectifs pour le 31 octobre. (interieur.gouv.fr)
Avant la mobilisation, l’entourage du ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, avait fait part de craintes de violences urbaines, de dégradations et de tentatives de pillage, notamment en soirée. Des appels à des rassemblements non déclarés avaient également circulé sur les réseaux sociaux. Ces risques étaient présentés comme des craintes des autorités, et non comme des incidents déjà constatés.
Les conditions de rassemblement varient selon les villes. Plusieurs préfectures ont interdit les manifestations dans des centres-villes, notamment à Nantes et Toulouse. À Orléans, toute manifestation dans le centre a été interdite de 13 heures à 22 heures. Dans le Nord, quatre manifestations déclarées, dont une à Lille, ont été autorisées ; des couvre-feux pour les mineurs non accompagnés ont aussi été réintroduits jusqu’à dimanche matin.
Un signalement à Lyon
À Lyon, le maire Grégory Doucet a annoncé avoir signalé à la justice un rassemblement nocturne et non déclaré de l’ultradroite devant une mairie d’arrondissement, vendredi soir. Il a dénoncé des méthodes d’intimidation. La préfecture avait par ailleurs signalé, au cours des dernières semaines, des défilés de militants d’ultradroite accompagnés de propos islamophobes et xénophobes.
Source : 20Minutes – Une (www.20minutes.fr)
Article original : Consulter la source originale
Auteur : AR, A.R., L.G. avec AFP







