Le Conseil d’État a annulé, samedi 31 octobre, la décision du tribunal administratif de Paris qui avait autorisé le parcours de la manifestation entre Bastille et Nation. Le cortège devra suivre l’itinéraire proposé par la préfecture de police, entre les portes de Bagnolet et de Charenton.

Un parcours modifié après deux décisions de justice
La veille, le tribunal administratif avait donné raison aux organisateurs, qui contestaient l’interdiction du trajet Bastille-Nation prononcée par la préfecture. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, avait fait appel de cette décision devant le Conseil d’État.
En annulant le jugement du tribunal administratif, la plus haute juridiction administrative a rétabli le parcours alternatif fixé par la préfecture, en périphérie de Paris. Le trajet passe par les boulevards des Maréchaux, de la porte de Bagnolet à la porte de Charenton. (lcp.fr)
La sécurité au cœur des arguments
Dans son ordonnance, le Conseil d’État estime que l’interdiction du parcours central et la proposition d’un itinéraire alternatif sont nécessaires et proportionnées. La juridiction invoque notamment la volonté de limiter les risques d’exactions aux abords du rassemblement, tout en permettant aux manifestants de défiler et de rendre visibles leurs revendications.
La préfecture de police a appelé les personnes souhaitant participer à rejoindre le parcours retenu, au nom de la sécurité de tous. Le lieutenant-colonel Erwan Coiffard, porte-parole de la gendarmerie nationale, a salué la décision sur franceinfo.
Des réactions opposées
La Fage a, de son côté, dénoncé une « nouvelle entrave au droit de manifester » et une « mise en danger volontaire des cortèges ». Le syndicat étudiant a indiqué que l’intersyndicale devait se réunir pour décider des suites de la mobilisation.
Source : franceinfo – Les Titres (www.franceinfo.fr)
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