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Pénurie de courges à Saint-Julien-de-Concelles : pertes jusqu’à 90 % à l’approche d’Halloween

À l’approche d’Halloween, les agriculteurs de Loire-Atlantique, notamment ceux de Saint-Julien-de-Concelles, font face à des pertes dramatiques de courges et de citrouilles en raison des conditions climatiques extrêmes de cet été. Les chaleurs record ont eu un impact dévastateur sur les cultures, générant des préoccupations pour la saison festive à venir.

Close-up of a pile of freshly harvested blue hubbard squash, perfect for fall recipes.
Mathias Reding · Pexels · Pexels License · Pexels License · Source : pexels.com

Ce qui s’est passé

Cet été, une vague de chaleur intense a frappé la France, perturbant gravement le cycle de croissance des cucurbitacées. Mickaël Chancerelle, le gérant d’une exploitation locale spécialisée dans les courges, a rapporté des pertes catastrophiques, notamment une diminution de 90 % des potimarrons sur ses 14 hectares de culture. Les températures élevées ont desséché les plantes, réduisant ainsi leur taille et leur qualité, ce qui met en péril l’approvisionnement pour Halloween.

Où et quand cela se passe

Les conséquences de cette période de canicule se font particulièrement sentir à Saint-Julien-de-Concelles, une commune située à proximité de Nantes en Loire-Atlantique. Le problème a commencé à se manifester dès le mois de mai, au début de la saison de culture des courges, lorsque les températures élevées ont brûlé de nombreuses plantations.

Qui est concerné

Les agriculteurs, en particulier ceux qui se consacrent à la culture de courges, sont les principaux concernés. Ce sont eux qui doivent désormais faire face à une baisse significative de production, rendant la saison d’Halloween, généralement lucrative, incertaine. De plus, les clients habituels—des grossistes et des détaillants—craignent de ne pas pouvoir satisfaire la demande habituelle de citrouilles et de potimarrons.

Ce que cela change concrètement

Les conséquences de cette situation pourraient se traduire par une augmentation des prix en magasins, bien que cela ne compense pas totalement les pertes subies par les agriculteurs. Mickaël Chancerelle souligne que malgré une légère hausse des prix, il sera difficile de compenser la quantité de produits perdus. Des courges plus petites et moins nombreuses sur le marché pourraient également amener à une frustration chez les consommateurs prêts à payer pour des produits de saison.

Ce que l’on sait

À l’heure actuelle, les pertes atteignent environ 90 % pour certaines variétés, comme le potimarron, et 15 à 20 % pour d’autres types de courges, dont la butternut et la citrouille. Les agriculteurs s’interrogent sur la manière d’anticiper des saisons futures de plus en plus imprévisibles. Les événements climatiques extrêmes semblent devenir la norme, soulevant des inquiétudes quant à l’avenir de la production agricole locale.

Ce que l’on ne sait pas encore

Alors que les agriculteurs tentent de comprendre comment s’adapter à ces nouvelles réalités climatiques, la question demeure : comment gérer des années à venir qui pourraient afficher des conditions tout aussi imprévisibles ? Les effets à long terme du changement climatique sur l’agriculture restent un sujet d’inquiétude, rendant difficile une planification efficace pour les producteurs de la région.


Source : 20Minutes – Actu Nantes

Article original : Consulter la source originale

Cédric Balcon-Hermand
À PROPOS DE L’AUTEUR

Cédric Balcon-Hermand

Journaliste d’Artia13.city, président de l’association Artia13, auteur et éditeur sous le nom Cédric Balcon, ainsi qu’auteur-compositeur de musique.

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