Au cœur de la lagune de Thau, le projet européen CLAM-EU se déploie en réunissant art, science et participation citoyenne pour sensibiliser à la protection de la palourde européenne (Ruditapes decussatus). À mi-parcours depuis son lancement, ce projet, porté par l’Université de Montpellier, l’Ifremer et des artistes, engage différents acteurs de la société, dont des lycéens, des pêcheurs et des citoyens, dans des ateliers créatifs.

Ce qui change
Initiée en septembre 2026, la première phase de CLAM-EU a vu la participation de plus de 45 personnes à des ateliers artistiques où se mêlent savoirs scientifiques et créations musicales et picturales. Les participants, issus de divers horizons, ont eu l’opportunité d’explorer les transformations écologiques de la lagune à travers leur propre expérience. Cette démarche artistique et scientifique vise à créer une prise de conscience collective sur le déclin des populations de palourdes et à envisager des solutions pour leur restauration.Ateliers participatifs : entre science et création
Les ateliers offrent une plateforme unique d’échange et de création. Animés par des professionnels tels que la pianiste Stéphanie Elbaz et l’artiste plasticienne Françoise Dagorn, ces sessions permettent aux participants de transformer leurs réflexions sur l’écosystème de la lagune en œuvres d’art. En musique, les coquilles de palourdes deviennent des instruments, et les compositions évoquent la fragilité de la nature. Sur les toiles, les participants intègrent matériaux et textures pour exprimer leur vision de la biodiversité.Expérimentation scientifique Careshell : enquête sur le futur de la palourde
Parallèlement aux activités artistiques, l’expérimentation Careshell vise à tester des nouvelles méthodes pour favoriser le développement des palourdes en utilisant des substrats innovants. Cette initiative s’inspire de pratiques japonaises et implique la mise en place de dispositifs sur plusieurs sites de la lagune. Les résultats de ces travaux sont attendus prochainement, et devraient apporter des éclaircissements sur le succès de ces méthodes dans les conditions locales.Le rôle de l’évaluation participative
Afin de maximiser l’impact de l’expérience, CLAM-EU intègre également un processus d’évaluation participative. Les retours des participants, à différentes étapes des ateliers, contribueront à mesurer l’évolution de leurs perceptions et leur engagement envers la préservation de ce milieu fragile.Événements à venir
Le projet se conclura par un événement public le 3 décembre 2026, devant le Pôle universitaire Michèle Weil à Sète, où les résultats des ateliers, les œuvres réalisées, ainsi qu’une conférence sur les enjeux environnementaux seront présentés. Ce sera l’occasion pour le public de dialoguer autour des actions nécessaires à la conservation des ressources maritimes. CLAM-EU sera également mis en lumière lors des PartArt4OW Demo Days à Barcelone, offrant une vitrine aux initiatives européennes mêlant art, science et engagement communautaire.Source : Université de Montpellier
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