Le suspect de l’attaque raciste de Trappes a reconnu avoir préparé son acte et choisi ses cibles en fonction de leur apparence, selon le procureur national antiterroriste, Olivier Christen. Il conteste toutefois toute intention terroriste. Le parquet a requis son placement en détention provisoire après son transfert au tribunal judiciaire de Paris.

Des cibles choisies selon leur apparence
Lors d’une conférence de presse le 29 octobre, Olivier Christen a indiqué que Kevin T. avait reconnu être l’auteur de l’attaque et en avoir prémédité les faits. Selon le procureur, le suspect a déclaré avoir « spécifiquement » visé des personnes « de type musulman, africain ou nord-africain ».
Le choix de Trappes aurait également été délibéré. Le suspect aurait justifié sa décision en qualifiant la ville de « repaire d’islamistes ». Il conteste néanmoins « toute intention terroriste », a précisé le procureur.
Trente autocollants portant le slogan « Vive la France et le RN » ont été retrouvés au domicile de Kevin T. Selon Olivier Christen, le suspect affirme les avoir conçus lui-même.
Un mort et sept blessés
L’attaque a fait sept blessés, dont quatre grièvement. Trois personnes étaient toujours hospitalisées au moment des déclarations du procureur. Pengo Bossio Wangi, un Français de 26 ans originaire de République démocratique du Congo, a été tué.
Après la levée de sa garde à vue, Kevin T. a été transféré au tribunal judiciaire de Paris en vue d’une possible mise en examen. Le parquet national antiterroriste a requis son placement en détention provisoire.
Une enquête pour assassinat et tentatives d’assassinat
L’enquête porte sur des faits qualifiés d’assassinat et de tentatives d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste. La qualification comprend également une circonstance liée à l’appartenance, réelle ou supposée, des victimes à une race, une ethnie, une nation ou une religion déterminée.
Le président Emmanuel Macron a, de son côté, appelé à un « sursaut » après ce qu’il a qualifié d’attentat « terroriste raciste ». Interrogé sur le climat ayant pu favoriser l’attaque, il a mis en cause des mouvements politiques d’extrême droite, citant le Rassemblement national et ses proches. Il a aussi évoqué une « désinhibition des propos » et des violences.
Source : franceinfo – Les Titres (www.franceinfo.fr)
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