La collision entre deux trains à grande vitesse près d’Urda, en Castille-La Manche, a fait de nombreux morts et blessés mercredi 28 octobre 2026. Des passagers décrivent la violence du choc, les personnes projetées dans les wagons et les difficultés rencontrées pour porter secours aux blessés. Le bilan demeurait évolutif dans les premières heures.

Un choc à 8 h 54 près d’Urda

Les deux trains impliqués appartenaient à Renfe, la compagnie nationale, et à Iryo, un opérateur privé. La collision s’est produite près de la station d’Urda, à environ 150 kilomètres au sud de Madrid, selon un porte-parole des services d’urgence espagnols.
Le HuffPost rapportait, au moment de sa publication à 13 h 19, un bilan de 31 morts et 80 blessés. Ce chiffre a ensuite évolué : dans une mise à jour publiée à 13 h 27, la télévision publique espagnole RTVE faisait état de plus de 40 morts. Les deux bilans sont provisoires, alors que les secours intervenaient toujours sur place. (rtve.es)
Plusieurs brigades de pompiers, trois hélicoptères et deux unités mobiles de soins intensifs ont été dépêchés dans la zone. Les circonstances de la collision n’étaient pas établies au moment des premiers témoignages.
Des passagers racontent l’impact
Jesús, qui voyageait dans le train Renfe, a raconté à la radio Cadena SER avoir été projeté en l’air et s’être cogné la tête contre le siège devant lui. Après le choc, les passagers ont d’abord pensé à un déraillement, a-t-il expliqué. Il dit avoir tenté d’aider les personnes les plus gravement touchées à sortir, tandis que le train, incliné sur les rails, faisait craindre un renversement.
Un autre voyageur, interrogé par Onda Cero, a décrit un impact « extrêmement violent ». Il se trouvait dans l’allée et affirme avoir été projeté sur quatre ou cinq sièges. Il a également indiqué que son train s’était arrêté sur les voies cinq à dix minutes avant la collision. Ce récit témoigne de son expérience, sans établir à lui seul les circonstances de l’accident.
Sébastián Herrero, un Sévillan de 46 ans qui se rendait à Madrid pour son travail, a lui aussi raconté avoir été soulevé par le choc. Dans les colonnes d’El Mundo, il estime être resté en l’air quatre ou cinq secondes, une durée qui lui a paru interminable.
Des scènes de détresse dans les wagons
Les récits décrivent un grand nombre de blessés et des scènes de confusion après l’accident. Jesús a évoqué à Cadena SER une situation d’urgence, avec des personnes souffrant autour de lui. Sebastián Herrero a rapporté des blessures au nez et aux bras, ainsi que de la fumée après le choc.
Selon un journaliste de Capital Radio présent dans l’un des trains, les trois voitures situées à l’arrière ont été les plus durement touchées. C’est là que les secours évacuaient des voyageurs et recouvraient certaines personnes de draps. « Dans ces trois voitures, c’est comme s’ils avaient posé une bombe », a déclaré Sebastián Herrero à El Mundo.
La ministre espagnole de la Santé, Monica Garcia, a indiqué que la priorité était de sortir les personnes des trains le plus rapidement possible. Elle a aussi précisé que les autorités ne disposaient pas encore d’information sur la cause de la collision.
Source : Le HuffPost : actualités et infos décalées en continu, en France et dans le monde (www.huffingtonpost.fr)
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Auteur : Chloé Berry







