Le scrutin législatif israélien du mardi 27 octobre s’est déroulé dans un climat tendu, marqué par une arrestation liée à des soupçons d’achat de voix, des accusations entre partis et des signalements d’irrégularités dans des bureaux de vote. À l’approche de la fermeture des bureaux, aucun résultat ne permettait encore de mesurer l’issue du vote. La date du scrutin était fixée au 27 octobre 2026 par les autorités israéliennes. (gov.il)

Une arrestation au cœur des accusations

Avant l’ouverture des bureaux, la police a interpellé plusieurs personnes soupçonnées d’avoir tenté d’acheter des voix. Le directeur général par intérim de la Commission électorale centrale, Dean Livneh, a qualifié l’incident d’« inhabituel ». Les suspects, dont l’identité n’a pas été rendue publique, ont été arrêtés près de leur domicile et une enquête était en cours.
Benyamin Netanyahu a affirmé que trois hauts responsables du parti Raam avaient été arrêtés dans le sud du pays avec des enveloppes contenant de l’argent liquide. Le chef du Likoud a accusé des membres des partis arabes de chercher à « voler » l’élection.
Mansour Abbas, dirigeant de Raam, a rejeté ces accusations. Dans une vidéo, il a reproché au Premier ministre de tenir des propos mensongers et incendiaires, qu’il a présentés comme une tentative d’inquiéter les électeurs de droite et de les inciter à voter. Dean Livneh a, de son côté, indiqué qu’aucun autre incident de ce type n’avait été signalé.
La demande de prolongation contestée
Le Likoud a également demandé une prolongation des horaires de vote. Le parti a annoncé cette démarche sur sa chaîne Telegram tout en appelant ses partisans à voter pour lui.
Yashar, la formation de Gadi Eisenkot, principal rival de Netanyahu selon les informations rapportées, a dénoncé cette requête. Le parti a estimé qu’aucun incident exceptionnel ne justifiait de prolonger le scrutin et accusé le Premier ministre de préparer une contestation des résultats en cas de défaite. Ces propos relèvent de l’accusation politique : aucun élément présenté ne permet d’établir qu’une contestation était effectivement en préparation.
Des signalements dans les bureaux de vote
Plusieurs partis d’opposition ont fait état de dégradations et de bulletins manquants. L’organisation de défense des droits humains Adalah a également relayé des plaintes de citoyens arabes israéliens : selon ces signalements, certains bureaux auraient ralenti leur vote, posé des questions jugées déplacées ou fermé leurs portes. L’ONG a aussi signalé l’absence de bulletins en arabe dans plusieurs bureaux et dénoncé des propos hostiles de responsables gouvernementaux, notamment du ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir.
La Commission électorale centrale a affirmé qu’aucun élément ne démontrait à ce stade une manipulation systématique des bulletins. Elle a indiqué que les signalements d’irrégularités étaient examinés.
Un homme armé interpellé près de Yaïr Golan
La journée a aussi été marquée par l’arrestation d’un homme portant un couteau, qui s’était approché de Yaïr Golan alors que le dirigeant du parti Les Démocrates rencontrait des électeurs dans un parc de Tel-Aviv. Selon son parti, un couteau de grande taille est tombé des vêtements de l’homme lorsque les agents de sécurité sont intervenus. La police a confirmé l’interpellation et la présence d’un couteau. L’homme, âgé d’une vingtaine d’années et domicilié à Jérusalem, a été arrêté.
Les bureaux de vote avaient ouvert à 7 heures et devaient fermer à 22 heures, heure locale, soit 21 heures en France. Les tensions rapportées durant la journée ne permettaient pas, à elles seules, de tirer de conclusion sur le résultat du scrutin.
Source : Le HuffPost : actualités et infos décalées en continu, en France et dans le monde (www.huffingtonpost.fr)
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Auteur : Sarah Coulet







