Un cessez-le-feu localisé a commencé mardi 27 octobre 2026 autour d’Olechky, ville du sud de l’Ukraine occupée par la Russie et touchée par des pénuries. La trêve, prévue pour permettre une opération humanitaire, semblait tenir en fin de journée. Dans le même temps, un échange téléphonique de 90 minutes entre Vladimir Poutine et les dirigeants finlandais et norvégien a mis en évidence de profondes divergences, selon Oslo. (lemonde.fr)

Une trêve limitée à Olechky

Annoncée vendredi par Melania Trump, la suspension des combats concerne les abords d’Olechky. Aucun des deux camps n’a fait état d’une violation mardi, selon le bilan rapporté dans la journée. Cette accalmie reste toutefois circonscrite : elle n’a pas interrompu les frappes ailleurs sur le front. (lemonde.fr)
Des bombardements ont été signalés dans la nuit, notamment plusieurs salves de missiles balistiques sur Kiev. Le ministère russe de la Défense a déclaré avoir visé des entreprises liées à la production de drones et de missiles de croisière, des infrastructures de transport dans la capitale ainsi que des navires utilisés, selon lui, par les forces ukrainiennes.
Dans un territoire ukrainien occupé, un drone ukrainien a frappé un autocar reliant Moscou à la Crimée annexée. Le gouverneur installé par Moscou a fait état d’un mort et de 31 blessés. En Russie, les autorités locales ont attribué à des attaques de drones deux décès dans les régions frontalières de Briansk et de Belgorod.
Un appel qui souligne les désaccords
Mardi, Vladimir Poutine s’est entretenu au téléphone avec le président finlandais Alexander Stubb et le Premier ministre norvégien Jonas Gahr Støre. Les deux dirigeants nordiques ont pris l’initiative de cet échange, présenté par Oslo comme un suivi de discussions récentes et une démarche en vue de futures négociations. La Norvège a indiqué que l’appel avait été mené en consultation avec l’Ukraine. (regjeringen.no)
La conversation a duré 90 minutes. À son issue, Jonas Gahr Støre a estimé qu’elle avait surtout fait apparaître de « grandes divergences de vues ». L’initiative a aussi suscité des tensions entre pays nordiques : le Danemark a reproché à la Finlande et à la Norvège d’avoir agi sans concertation avec leurs voisins.
La Pologne retenue pour la maintenance des Patriot
Autre annonce liée au soutien militaire à l’Ukraine : la Pologne doit accueillir un centre de maintenance pour les missiles intercepteurs américains Patriot, utilisés par l’Otan et l’Ukraine. Magdalena Sobkowiak, vice-ministre polonaise, a indiqué que le projet coûterait un milliard de zlotys, soit 230 millions d’euros, et nécessiterait plusieurs mois de mise en place. Varsovie espère ensuite pouvoir produire ces missiles.
Enfin, selon Moscou, trois pétroliers transportant du diesel russe se dirigent vers les États-Unis et un quatrième doit partir mercredi. Le premier navire, qui a quitté la Russie la semaine dernière, aurait chargé près de 300 000 barils au terminal de Primorsk, selon les données de la société Kpler citées dans le bilan du jour.
Source : 20Minutes – Une (www.20minutes.fr)
Article original : Consulter la source originale
Auteur : H.M. avec AFP







