Des images de vidéosurveillance d’une station-service, à Trappes et dans ses environs, montrent le parcours de l’auteur présumé de l’attentat raciste et plusieurs moments où des personnes ont été visées. Selon les enquêteurs, Kévin T. a tiré 128 balles et parcouru 12 kilomètres. Un jeune homme blessé à trottinette a survécu à une attaque dans la station.

Une victime blessée à l’intérieur de la station
Sur les images, le jeune homme entre dans la station-service pour se mettre à l’abri. Le tireur le rejoint à proximité des portes coulissantes. Il tente de recharger son pistolet-mitrailleur, mais l’arme s’enraye. Après avoir laissé tomber un chargeur, il parvient à tirer de nouveau, puis repart. Le jeune homme est blessé, mais vivant.
La séquence intervient après une première rafale tirée, quelques minutes plus tôt, contre une voiture d’auto-école, à l’extérieur de la station. Selon le reportage, les occupants échappent de peu à la mort.
Une cliente qui faisait le plein se réfugie ensuite dans la boutique. Elle a raconté aux équipes de France Télévisions que le suspect lui avait ordonné de ne pas bouger en sortant son arme. Lorsque celle-ci s’est enrayée, elle a pu fuir.
Le caractère raciste des faits contesté par le suspect
La garde à vue de Kévin T. a repris dans l’après-midi du lundi 26 octobre, après un examen psychiatrique. Le procureur national antiterroriste, Olivier Christen, a déclaré que le suspect ne contestait pas la matérialité des faits, mais contestait leur caractère raciste.
Les enquêteurs examinent ses engagements idéologiques. Selon le reportage, un exemplaire de Mein Kampf et un exemplaire du Coran ont été retrouvés à son domicile. Des images le montrent également, quelques années auparavant, à un rassemblement de soutien à la Palestine. Des proches évoquent, de leur côté, un engagement radical à l’extrême droite. Le reportage présente ainsi des éléments contradictoires sur son parcours, sans en tirer de conclusion définitive.
Les images de la station-service donnent à voir plusieurs épisodes de l’attaque et la proximité du tireur avec des victimes. Elles montrent aussi que certaines personnes visées ont pu échapper aux tirs ou fuir lorsque l’arme s’est enrayée.
Source : franceinfo – Les Titres (www.franceinfo.fr)
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