Depuis le lundi 26 octobre, les trottinettes électriques sont interdites à la circulation et au stationnement dans 19 quartiers de Bruxelles désignés comme « hotspots » liés au trafic de stupéfiants. La mesure concerne les engins privés comme ceux en libre-service. Les utilisateurs peuvent toutefois pousser leur trottinette à pied pour entrer dans ces quartiers ou en sortir.

Une interdiction ciblée sur 19 quartiers
L’arrêté de police vise des zones de la capitale belge identifiées comme particulièrement touchées par le trafic de drogue et les violences associées. Il interdit d’y circuler ou d’y stationner avec une trottinette électrique dans l’espace public. Le périmètre précis de chaque hotspot est fixé par le bourgmestre de la commune concernée. (etaamb.openjustice.be)
Les quartiers inscrits sur la liste sont la chaussée d’Anvers, Matongé, Yser, Querelle, Versailles, la Porte de Hal, Clémenceau, Peterbos, Saint-Antoine, les gares du Midi et du Nord, Étangs Noirs, Ribaucourt, Bonnevie, Paal/Kolom, Aumale, le parc Elisabeth, Marbotin et Gray. Les bourgmestres doivent réévaluer chaque hotspot au moins une fois par trimestre. (etaamb.openjustice.be)
Les chiffres avancés pour justifier la mesure
Dans les motifs de l’arrêté, les autorités bruxelloises indiquent que, du 1er janvier 2025 au 30 septembre 2026, 175 fusillades ont été recensées sur le territoire régional. Selon ces données, 125 étaient liées au trafic de stupéfiants. Une trottinette électrique a été utilisée dans 56 de ces faits, dont 27 depuis le début de 2026. (etaamb.openjustice.be)
Le texte présente ces chiffres comme un motif de l’interdiction : les trottinettes seraient régulièrement utilisées dans le cadre de violences liées au trafic, notamment pour se déplacer ou prendre la fuite. Il ne s’agit pas d’une interdiction générale à Bruxelles, mais d’une restriction limitée aux quartiers inscrits sur la liste des hotspots.
Les règles prévoient une exception pour les trajets à pied : une personne peut pousser sa trottinette afin d’entrer dans un hotspot ou d’en sortir. Les opérateurs de trottinettes partagées doivent, eux, empêcher la circulation et le stationnement de leurs engins dans les zones concernées. (etaamb.openjustice.be)
Source : Courrier international – Actualités France et Monde, vidéos, infographies (www.courrierinternational.com)
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