Au lendemain des manifestations du samedi 24 octobre 2026, des violences attribuées à des militants d’ultradroite sont signalées dans plusieurs villes. À Nice, le parquet a ouvert une enquête et indique que 11 personnes soupçonnées d’appartenir à cette mouvance figurent parmi les personnes placées en garde à vue. À Montpellier, le maire Michaël Delafosse annonce un signalement à la justice ; à Rouen et Tours, des images ou des récits de heurts ont également été relayés.

À Nice, une enquête ouverte après des agressions
Le parquet de Nice a annoncé dimanche 25 octobre l’ouverture d’une enquête en flagrance confiée au Service local de police judiciaire. Elle doit permettre d’identifier les personnes susceptibles d’être impliquées dans des violences aggravées survenues dans le centre-ville pendant la mobilisation, a indiqué le procureur Damien Martinelli.
Les investigations s’appuient notamment sur des images tournées samedi. Des vidéos diffusées par la presse locale montrent des hommes masqués et vêtus de noir se précipitant sur des manifestants, selon les éléments rapportés.
Le parquet précise que 59 personnes ont été placées en garde à vue à Nice après la manifestation, principalement pour « participation à un groupement en vue de la commission de faits de violences ». Parmi elles, 11 sont soupçonnées d’être liées à l’ultradroite. Elles avaient été interpellées avant les violences, dans deux véhicules. Selon le parquet, certains occupants avaient des masques, des gants, des gazeuses et des matraques ; cinq des 11 étaient déjà connus des services de police.
À Montpellier, le maire saisit le procureur
À Montpellier, un groupe présenté comme appartenant à l’ultradroite a fait irruption pendant le cortège. Le maire, Michaël Delafosse, a condamné les violences rapportées et annoncé son intention de saisir la justice. Il a ensuite indiqué à ICI Hérault qu’il souhaitait effectuer un signalement auprès du procureur de la République.
Des signalements dans d’autres villes
À Rouen, le média Blast a publié une vidéo qu’il présente comme montrant des militants identitaires s’en prenant à des manifestants, à proximité des forces de police. Au moment du point dressé dimanche par le HuffPost, aucune saisine judiciaire n’avait été rapportée pour ces faits.
À Tours, La Nouvelle République a fait état d’un affrontement entre militants d’extrême droite et d’extrême gauche. À Lyon, plusieurs médias ont signalé un défilé de militants d’ultradroite scandant des slogans identitaires, sans violences constatées.
Laurent Nuñez demande aux préfets de saisir la justice
Le ministère de l’Intérieur a indiqué que des groupes d’ultradroite avaient été présents à Nice, Montpellier, Nancy et dans une dizaine d’autres villes. Selon Beauvau, certains disaient vouloir protéger des commerces, mais ont plus souvent cherché l’affrontement avec des militants d’ultragauche. Les forces de l’ordre sont intervenues pour disperser des groupes ou prévenir des heurts, a ajouté le ministère.
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a demandé aux préfets de saisir la justice. Il a également évoqué de possibles conséquences administratives. La veille, il avait signalé la présence de militants d’ultradroite cherchant à s’opposer à des militants d’ultragauche ou à protéger des commerces, une configuration qu’il avait qualifiée de nouvelle dans une manifestation.
Source : Le HuffPost : actualités et infos décalées en continu, en France et dans le monde (www.huffingtonpost.fr)
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Auteur : Lola Uguen







