La rentrée sociale de l’automne 2026 est marquée par des mobilisations dans plusieurs secteurs, sur fond de débat autour du budget 2027 et de préoccupations liées au prix des carburants. Pour l’historien Stéphane Sirot, la succession de mouvements n’est pas inédite : des épisodes comparables ont eu lieu ces dernières années, sans pour autant déboucher sur une mobilisation commune.

Des mobilisations dans plusieurs secteurs
Les lycéens se mobilisent depuis plusieurs jours. Les fonctionnaires ont manifesté le 29 septembre. Auparavant, des pompiers, des policiers et des pêcheurs avaient également engagé des mouvements, selon les éléments présentés dans l’entretien publié le 24 octobre 2026.
Cette succession intervient alors que l’examen du budget 2027 approche et que l’élection présidentielle est attendue dans les mois suivants. La question posée à Stéphane Sirot est de savoir si cette multiplication des mobilisations peut annoncer un mouvement social plus large.
Un précédent récent, sans convergence
L’historien rappelle qu’une séquence comparable s’est déroulée entre le début de 2018 et l’été de la même année. Les mobilisations avaient alors concerné les Ehpad et les gardiens de prison, puis les cheminots, qui défendaient leur statut. Des mouvements avaient aussi eu lieu dans les établissements de santé et la fonction publique.
Selon Stéphane Sirot, ces mobilisations successives n’avaient toutefois pas convergé. Les éléments disponibles de l’entretien ne permettent pas de connaître davantage son analyse sur la capacité des mouvements actuels à se réunir autour de revendications communes.
Source : Ouest France.fr – L'actualité en direct, en continu et en images (www.ouest-france.fr)
Article original : Consulter la source originale







