Les électeurs serbes sont appelés aux urnes ce dimanche 25 octobre 2026 pour des législatives anticipées qui mettent en jeu le maintien au pouvoir d’Aleksandar Vučić. Après près de deux ans de manifestations, les étudiants soutiennent une liste de 250 personnalités de la société civile opposée au parti au pouvoir, le SNS. Le scrutin se déroule dans un climat d’incertitude sur son issue et sur sa transparence.

Un vote dans le sillage des manifestations
Le mouvement de contestation a débuté après l’effondrement du toit de la gare de Novi Sad, en 2024. Depuis, les étudiants manifestent et tentent désormais de peser dans les urnes en soutenant une liste de candidats issus de la société civile.
Plus de six millions de personnes sont appelées à voter. Les bureaux ont ouvert à 7 heures, heure locale, et doivent fermer à 20 heures. Peu d’électeurs étaient présents dans les bureaux aux premières heures du scrutin, selon les informations rapportées dans la matinée.
L’enjeu est de savoir si la contestation peut se traduire en soutien électoral suffisant pour remettre en cause la majorité au pouvoir. Aleksandar Vučić exerce le pouvoir depuis plus de douze ans, et le scrutin oppose notamment le SNS à la liste soutenue par les étudiants.
Une issue difficile à anticiper
Les estimations disponibles avant le vote ne dessinent pas de scénario clair. Les sondages cités donnent des tendances contradictoires : certains placent le SNS en tête, tandis que d’autres créditent la liste étudiante d’une avance. Le résultat reste donc incertain.
Au-delà du rapport de forces entre les deux camps, la confiance dans le déroulement du scrutin est également en question. Des opposants et des observateurs dénoncent des pressions sur des électeurs ainsi que des irrégularités dans les listes électorales. Ces accusations portent notamment sur les conditions de vote des Serbes vivant à l’étranger.
Le vote des Serbes à l’étranger contesté
Dans certaines villes comptant une importante communauté serbe, aucun bureau de vote n’a été ouvert, selon les informations rapportées. Les horaires étant alignés sur ceux de la Serbie, des électeurs au Canada et en Australie devront voter durant la nuit, indique le reportage.
La capacité de la liste étudiante à convertir près de deux ans de mobilisation en force politique constitue l’une des principales inconnues de la journée. L’acceptation du résultat par le pouvoir comme par l’opposition est également en jeu. À la date de publication, le vote est toujours en cours et aucun résultat n’est communiqué.
Source : RFI – Actualités, info, news en direct – Radio France Internationale (www.rfi.fr)
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Auteur : RFI







