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À Naples, La Gradiva de Marine Atlan séduit la critique avec son portrait de lycéens en voyage scolaire

La Gradiva, premier long-métrage de Marine Atlan, sort en salles le 21 octobre 2026. Ce récit d’un voyage scolaire à Naples reçoit des critiques très favorables, après avoir remporté le Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes. (ugc.fr)

Elegant woman posing against modern architecture in Mérida, Mexico, capturing urban fashion style.
Diego Tenreiro · Pexels · Pexels License · Pexels License · Source : pexels.com

Un voyage scolaire au cœur du récit

Charming historic stone buildings and archway in Saint-Malo, France.
Efrem Efre · Pexels · Pexels License · Pexels License · Source : pexels.com

Le film suit une classe de vingt lycéens accompagnée par sa professeure de latin, partie découvrir Naples et les ruines de Pompéi. Entre visites, sorties et moments de groupe, le séjour devient une période de découvertes, mais aussi de tensions et de désillusions.

Trois élèves occupent une place centrale. Toni, interprété par Colas Quignard, profite du voyage pour chercher à comprendre ses origines italiennes. Son lien avec James, son meilleur ami, se transforme tandis que Suzanne, incarnée par Suzanne Gerin, peine à trouver sa place dans le groupe et s’insurge contre les rapports de domination qu’elle y observe.

Les critiques relèvent notamment le contraste entre l’adolescence contemporaine et l’histoire ancienne de la ville. Télérama met en avant les émotions contradictoires qui traversent le séjour et la manière dont le passé antique fait écho aux expériences des jeunes. Le Monde souligne, lui aussi, la rencontre entre les lycéens et les strates historiques de Naples.

Une jeunesse ancrée dans son époque

La bande-son, qui comprend un morceau de la chanteuse Theodora, et les références à Parcoursup ou aux applications de rencontre inscrivent le film dans le quotidien des jeunes de 2026. Libération s’intéresse à la langue et aux façons de parler des adolescents, tandis que Le Parisien et franceinfo saluent le regard porté sur leurs doutes, leur conscience politique et les déterminismes sociaux.

Ces appréciations convergent, sans pour autant effacer la singularité formelle du film. D’une durée de 2 h 25, La Gradiva a été réalisé avec un budget inférieur à trois millions d’euros et des acteurs non professionnels, selon Marine Atlan. La cinéaste, auparavant connue pour son travail de directrice de la photographie, a expliqué à l’AFP que le projet avait nécessité deux années de casting et suscité des réserves sur sa longueur et son rythme.

Un premier film récompensé à Cannes

Avant sa sortie en France, le long-métrage a reçu le Grand Prix de la Semaine de la Critique au Festival de Cannes. Il a également figuré parmi les cinq films finalistes envisagés pour représenter la France aux Oscars, indique le HuffPost. Marine Atlan a dit à l’AFP être surprise par l’accueil réservé à une œuvre sans vedette et produite avec des moyens limités.

La réception critique de La Gradiva place ainsi au premier plan un film centré sur les visages, les relations et les découvertes d’un groupe d’adolescents, plutôt que sur une intrigue unique. Son récit fait se croiser les préoccupations d’une classe contemporaine et le poids historique des lieux qu’elle visite.


Source : Le HuffPost : actualités et infos décalées en continu, en France et dans le monde (www.huffingtonpost.fr)

Article original : Consulter la source originale

Auteur : Valentin Etancelin

Cédric Balcon-Hermand
À PROPOS DE L’AUTEUR

Cédric Balcon-Hermand

Journaliste d’Artia13.city, président de l’association Artia13, auteur et éditeur sous le nom Cédric Balcon, ainsi qu’auteur-compositeur de musique.

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