La préfecture de la Somme a démenti, mardi 20 octobre, avoir affecté une compagnie de CRS à la protection de la chocolaterie Trogneux, à Amiens, lors des manifestations du samedi 17 octobre. Des vidéos montrant des fourgons de police près de la boutique ont alimenté les soupçons d’un traitement privilégié, contestés par les autorités. (huffingtonpost.fr)

Des CRS déployés dans le centre-ville

Dans son communiqué, la préfecture explique qu’une compagnie de CRS a rejoint Amiens en urgence, en soirée, pour renforcer les effectifs locaux et sécuriser les commerces du centre-ville. Elle affirme que plusieurs centaines de personnes hostiles ont tenté, pendant près de trois heures, de franchir les barrages installés dans les rues commerçantes.
Selon les autorités, les véhicules ont été positionnés dans l’artère piétonne, place Gambetta, ainsi qu’à proximité de la gare, afin de faciliter les interventions sur le secteur commerçant. La préfecture rejette ainsi l’allégation selon laquelle les forces de l’ordre auraient été affectées spécifiquement au magasin Trogneux. (lemonde.fr)
La présence de plusieurs fourgons devant la chocolaterie, située à quelques mètres de la place Gambetta, est visible dans des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux. Nicolas Dupont-Aignan a repris l’une d’elles et affirmé que six fourgons étaient présents pour protéger la boutique. Cette interprétation a également été relayée par Le Canard enchaîné, qui a soutenu que la compagnie avait été dépêchée pour garder des boutiques de la famille Trogneux à Amiens et au Touquet.
Le syndicat Alliance demande des explications
La polémique a aussi suscité une réaction du syndicat de police Alliance. Sur Facebook, l’organisation a mis en cause l’égalité de traitement entre les commerces et demandé des explications sur le dispositif déployé. La préfecture maintient, de son côté, que l’intervention visait l’ensemble des commerces du centre-ville, et non une enseigne en particulier. (lemonde.fr)
Les éléments disponibles établissent donc la présence de véhicules de CRS dans le secteur de la chocolaterie, mais les autorités contestent qu’ils aient été mobilisés pour la protéger spécialement. Leur positionnement, selon la préfecture, s’inscrivait dans une opération de sécurisation plus large.
La boutique avait déjà été visée en 2023
La chocolaterie amiénoise avait déjà été prise pour cible en marge d’une manifestation contre la réforme des retraites, en 2023. Des personnes avaient alors placé des conteneurs-poubelles devant le magasin. Jean-Baptiste Trogneux, gérant de la boutique et petit-neveu de Brigitte Macron, avait été agressé en sortant pour les éloigner. Deux hommes avaient été condamnés à des peines de 12 et 15 mois de prison ferme.
Source : Le HuffPost : actualités et infos décalées en continu, en France et dans le monde (www.huffingtonpost.fr)
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