À quatre jours de la mobilisation prévue samedi 24 octobre, l’opération Sentinelle doit renforcer la protection de plusieurs sites sensibles à Paris et en petite couronne. Selon les informations du Journal du dimanche, 1 000 militaires seront disponibles dans la capitale, dont 500 en patrouille. Leur mission annoncée est de sécuriser des lieux fixes, afin de libérer des policiers et des gendarmes pour d’autres tâches. (lejdd.fr)

Un renfort de Sentinelle, sans mobilisation générale

Le mardi 20 octobre, devant l’Assemblée nationale, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a annoncé le recours à Sentinelle pour la journée du 24 octobre. Le premier niveau d’alerte de l’état-major, désigné RO12, aurait déjà été activé. Un gradé cité par le JDD indique que 150 militaires supplémentaires ont été reçus depuis la veille. (lejdd.fr)
Le total annoncé pour la capitale s’élève à 1 000 soldats disponibles, contre 300 habituellement. Parmi eux, 500 doivent patrouiller ; les autres resteront en alerte, selon le gradé cité. Le dispositif est décrit comme renforcé, mais le journal précise qu’il ne s’agit pas, à ce stade, d’une mobilisation massive de l’ensemble de Sentinelle. D’autres renforts pourraient être activés si le niveau d’alerte était relevé. (lejdd.fr)
Des sites sensibles placés sous surveillance
Les militaires doivent contribuer à la sécurisation d’au moins cinq sites supplémentaires à Paris et dans sa petite couronne. Parmi les lieux mentionnés figurent des ambassades, le Cercle national des armées, dans le VIIIe arrondissement, et l’Arc de Triomphe. Le JDD rapporte que le Cercle aurait fait l’objet de menaces, sans en préciser la nature. (lejdd.fr)
Le choix de l’Arc de Triomphe renvoie aussi aux dégradations commises lors d’une manifestation des Gilets jaunes, le 1er décembre 2018. Pour le 24 octobre, les soldats prépositionnés doivent assurer principalement des missions de sécurisation statique, en remplacement de certaines missions confiées aux forces de sécurité intérieure. Interrogé par le journal sur d’éventuelles missions différentes, un gradé répond que ce n’est pas prévu à ce stade. (lejdd.fr)
Libérer policiers et gendarmes pour le maintien de l’ordre
Le recours à l’armée vise notamment à redéployer des effectifs policiers et gendarmes vers les secteurs où leur présence est nécessaire. À l’Assemblée nationale, Laurent Nuñez a expliqué que les militaires permettraient de dégager des forces de sécurité intérieure pour des missions de maintien de l’ordre. Le JDD rapporte que plus de 1 500 magasins de la capitale ont été touchés par des actes de vandalisme lors de la journée du 17 octobre. (lejdd.fr)
Sentinelle, créée en 2015 après les attentats contre Charlie Hebdo, n’a toutefois pas pour rôle d’assurer le maintien de l’ordre : ses soldats ne sont, selon le JDD, ni formés ni équipés pour cette mission. Ils peuvent en revanche prendre en charge la surveillance de sites, notamment touristiques, de gares, d’aéroports ou de lieux de culte. Leur appui peut également mobiliser des équipes cynophiles ou des spécialistes des explosifs. (lejdd.fr)
Le ministre a également évoqué le renforcement des effectifs disponibles et le déploiement d’unités spécialisées, dont la BRI, le GIGN et le RAID, ainsi que d’hélicoptères, de Centaures et d’engins lanceurs d’eau. Par ailleurs, selon un gradé cité par le JDD, certaines enceintes militaires pourraient héberger des forces de sécurité intérieure venues d’autres régions. Cette possibilité permettrait de disposer de capacités d’accueil supplémentaires ; le journal ne précise pas quels sites seraient concernés. (lejdd.fr)
Source : Toute l'actualité du Journal du dimanche (www.lejdd.fr)
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Auteur : Nicolas Cuoco






