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Après les violences du 17 octobre, retour sur les couvre-feux imposés en France depuis 2018

Les couvre-feux partiels décidés le lundi 19 octobre 2026 après des débordements liés aux manifestations du 17 octobre ravivent le souvenir de précédentes restrictions en France. Avant ces mesures, les couvre-feux les plus marquants avaient été instaurés lors des violences de 2018 et de 2023, puis pendant la pandémie de Covid-19.

People crossing a wet city street under umbrellas, a typical urban scene with signs.
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Des restrictions localisées après les violences du 17 octobre

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Paris, Lyon, Lille, Bordeaux et Nice figurent parmi les villes concernées par des couvre-feux le 19 octobre. Des mesures ont aussi été prises à Douai, Wattignies et Denain, dans le Nord, à Coulains, près du Mans, ainsi qu’à Pointe-à-Pitre et aux Abymes, en Guadeloupe.

Ces arrêtés ne s’appliquent pas partout de la même manière : la plupart visent des mineurs ou des quartiers précis. À Paris, les restrictions concernent notamment les secteurs de la place de la République et de Châtelet-les-Halles. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a également indiqué que les couvre-feux devaient rester partiels et territorialisés, plutôt que concerner toute la capitale. (info.gouv.fr)

Selon le chef du gouvernement, les premières mesures ont contribué au calme dans la nuit du lundi au mardi. Il a annoncé que maires et préfets pourraient en décider de nouvelles le mardi soir, là où la situation le justifierait. Des quartiers de Marseille pourraient être concernés, selon l’AFP citée dans les informations disponibles.

De La Réunion en 2018 à Clamart en 2023

Un précédent remonte à la fin novembre 2018, pendant le mouvement des « gilets jaunes ». Après plusieurs jours de violences à La Réunion, le préfet Amaury de Saint-Quentin avait instauré une interdiction de circuler de 21 heures à 6 heures dans les communes les plus touchées.

La mesure concernait notamment Saint-Denis, Le Port, Saint-Pierre, Saint-Joseph, Saint-Louis, Saint-Leu, Saint-Paul, La Possession, Sainte-Suzanne, Sainte-Marie, Saint-Benoît, Le Tampon, Saint-André et Bras-Panon. Le couvre-feu avait été levé après moins d’une semaine.

En juin 2023, la mort de Nahel, tué par un policier à Nanterre, a été suivie de violences urbaines en Île-de-France et dans les banlieues de grandes villes. À Clamart, dans les Hauts-de-Seine, un couvre-feu de 21 heures à 6 heures a été instauré après l’incendie d’une rame de tramway. Neuilly-sur-Marne a également pris une mesure partielle, tandis qu’à Compiègne, dans l’Oise, l’arrêté visait les mineurs de moins de 16 ans non accompagnés.

Le couvre-feu sanitaire, de 2020 à 2021

Les restrictions liées au Covid-19 ont constitué une autre période marquante. En mars 2020, alors que le pays était confiné, le préfet des Alpes-Maritimes avait imposé un couvre-feu dans plusieurs communes, dont Nice, pour renforcer les restrictions sanitaires.

À partir du 17 octobre 2020, des couvre-feux ont concerné l’Île-de-France et huit métropoles françaises. La mesure a ensuite été étendue à l’ensemble de la France métropolitaine, le 15 décembre 2020, avant d’être levée le 20 juin 2021 par le Premier ministre de l’époque, Jean Castex.

Des arrêtés aussi envisagés les soirs de match

Les couvre-feux ne sont pas uniquement associés aux violences urbaines. En juin 2026, Clermont-Ferrand a pris une mesure concernant les mineurs de moins de 16 ans non accompagnés, en prévision de possibles débordements liés aux matchs de la Coupe du monde. L’amende prévue était de 150 euros. Le maire Julien Bony avait aussi exclu l’installation d’une fan zone.

À Toulouse, le maire Jean-Luc Moudenc avait défendu un couvre-feu pour les moins de 16 ans lors de certains matchs considérés comme sensibles ou à risque, notamment ceux de l’équipe de France. La décision avait été vivement critiquée.


Source : 20Minutes – Une (www.20minutes.fr)

Auteur : A.R.

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Cédric Balcon-Hermand
À PROPOS DE L’AUTEUR

Cédric Balcon-Hermand

Journaliste d’Artia13.city, président de l’association Artia13, auteur et éditeur sous le nom Cédric Balcon, ainsi qu’auteur-compositeur de musique.

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