Un homme de 34 ans soupçonné d’être impliqué dans l’incendie de l’hôtel de ville de Limoges a été interpellé mardi 20 octobre à Val-d’Issoire, en Haute-Vienne. Le bâtiment avait brûlé le samedi 17 octobre, en marge de manifestations, et son beffroi s’était effondré dans la soirée. L’affaire est toujours au stade de l’enquête : le suspect n’est pas déclaré coupable.

Une interpellation dans le cadre de l’enquête
Selon les informations publiées le 20 octobre par franceinfo – Nouvelle-Aquitaine, l’homme interpellé est soupçonné d’avoir participé à l’incendie. Le média rapporte qu’il est présenté par une source proche du dossier comme un activiste d’ultragauche déjà fiché S. Cette qualification rapportée ne constitue pas une preuve de son implication dans le sinistre.
La Sous-direction antiterroriste (SDAT) est co-saisie avec la police de la Haute-Vienne. Le Parquet national antiterroriste (PNAT) ne s’est pas saisi de l’enquête à ce stade : il accompagne le parquet local et reste en observation, selon les déclarations rapportées par franceinfo. L’interpellation ne signifie donc ni mise en examen ni condamnation. Les informations disponibles ne précisent pas les suites judiciaires immédiates ni la durée éventuelle d’une garde à vue.
Le sinistre du 17 octobre à Limoges
L’incendie s’est déclaré à l’hôtel de ville de Limoges, en Haute-Vienne, dans la région Nouvelle-Aquitaine, alors que des manifestations se déroulaient dans la ville. Le beffroi s’est écroulé dans la soirée. La Ville de Limoges a également qualifié le sinistre d’incendie volontaire dans son compte rendu du rassemblement organisé le lendemain. (limoges.fr)
Le porte-parole du ministère de la Justice, cité par franceinfo, estime que les images suggèrent une action concertée et que plusieurs personnes auraient été présentes avec des moyens pyrotechniques. Ces déclarations n’établissent pas, à elles seules, le rôle du suspect interpellé ni celui d’éventuels autres participants. L’enquête doit notamment préciser les circonstances du départ de feu et les responsabilités individuelles.
Ce que l’on sait, et ce qui reste à établir
Au moment de la mise à jour de l’article de franceinfo, mardi 20 octobre à 14 h 14, un homme avait été interpellé à Val-d’Issoire et la SDAT participait aux investigations. Le PNAT n’avait pas ouvert sa propre procédure. La source ne donne pas de calendrier pour la suite de l’enquête et ne précise pas quelles conséquences l’incendie entraîne pour l’accueil du public ou les services municipaux.
Le rectificatif publié par franceinfo précise que le suspect a 34 ans, et non 40 ans comme indiqué dans une première version. Il demeure présumé innocent tant qu’aucune condamnation définitive n’a été prononcée.
Source : franceinfo- Nouvelle-Aquitaine
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