Interrogé lundi soir sur le 17 octobre 1961, David Lisnard a vivement réagi sur le plateau de LCI, affirmant que cet épisode n’était « pas son problème aujourd’hui ». Le candidat à la présidentielle répondait à une étudiante proche de La France insoumise. Plusieurs responsables de gauche ont dénoncé ses propos.

Une question sur la répression de 1961
L’échange a eu lieu alors que le maire de Cannes évoquait les violences et les pillages du week-end. L’étudiante lui a demandé de rappeler ce qui s’était passé le 17 octobre 1961, lors de la répression policière d’une manifestation d’Algériens à Paris.
David Lisnard a d’abord déclaré que les faits étaient graves et dramatiques, tout en soulignant qu’ils remontaient à 1961. Il a ensuite indiqué que ce n’était pas son problème aujourd’hui. Il a également évoqué ses amis d’origine algérienne, estimant qu’ils étaient passés à autre chose.
Ce jour-là, des manifestants algériens avaient été victimes d’une répression menée sous l’autorité du préfet de police Maurice Papon. Le nombre de morts fait l’objet d’estimations variables, allant de plusieurs dizaines à plusieurs centaines.
Des réactions à gauche
Le député de La France insoumise Thomas Portes a dénoncé sur X un « racisme décomplexé ». Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, a lui aussi critiqué les propos du candidat et rappelé que les manifestants protestaient contre un couvre-feu qui leur était imposé.
Le coordinateur national de La France insoumise, Manuel Bompard, a également réagi, qualifiant David Lisnard de « violent, sexiste, arrogant ». Ces prises de position font suite aux déclarations du candidat sur le plateau de LCI.
En 2024, l’Assemblée nationale avait adopté une résolution condamnant le « massacre » du 17 octobre 1961. La même année, Emmanuel Macron avait rendu hommage aux victimes et qualifié les faits d’« inexcusables pour la République ».
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Auteur : Audrey Senecal






