À Marseille, dans le centre-ville, des commerçants dont les boutiques ont échappé aux pillages du samedi 17 octobre restent marqués par les violences et redoutent une nouvelle journée de débordements. Rue Paradis, la gérante d’une boutique de vêtements a pu rouvrir, mais son rideau métallique porte encore les traces des tentatives d’effraction. Une prochaine mobilisation est annoncée pour le samedi 24 octobre ; les conditions de sécurité restent une préoccupation pour les professionnels.

Des commerces épargnés, mais pas indemnes
Dans son reportage publié le lundi 19 octobre, La Provence rapporte que la boutique Transit, rue Paradis, a été visée pendant une quarantaine de minutes. Le rideau a résisté, contrairement à celui de commerces voisins : l’enseigne de maquillage MAC a notamment été dévalisée. La gérante a rouvert le lundi, tout en exprimant son inquiétude et son souhait d’un soutien accru aux commerçants.
Le fait de n’avoir pas été pillé ne signifie donc pas que l’activité reprend normalement. Les dégâts visibles, la crainte d’une nouvelle attaque et la solidarité avec les commerces touchés pèsent sur les professionnels du quartier. Le bilan local communiqué lundi par la Chambre de commerce et d’industrie, relayé par Le Parisien avec l’AFP, faisait état de 500 commerces affectés, dont 317 sinistrés ou pillés. Ce décompte est attribué à la CCI locale.
Une inquiétude liée à la prochaine mobilisation
La date du samedi 24 octobre circule pour de nouveaux rassemblements, après des appels à une nouvelle mobilisation. Pour les commerçants marseillais, l’enjeu est concret : pouvoir ouvrir et accueillir les clients sans craindre de nouvelles dégradations. À ce stade, la tenue de rassemblements ne permet pas, à elle seule, de préjuger de leur déroulement ni d’éventuels incidents.
Lundi 19 octobre, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez s’est entretenu à Marseille avec le maire Benoît Payan. Il a annoncé un dispositif policier plus important que celui déployé le samedi précédent pour la prochaine manifestation, selon le compte rendu du Parisien et de l’AFP. Les modalités précises de ce dispositif et son effet sur le sentiment de sécurité des commerçants restent à confirmer.
Un enjeu pour le centre-ville
Les faits rapportés concernent Marseille, dans les Bouches-du-Rhône, et non l’ensemble de la Provence-Alpes-Côte d’Azur. Mais la réouverture des commerces du centre-ville compte aussi pour les habitants qui y travaillent, y font leurs achats ou s’y déplacent. D’ici au 24 octobre, les commerçants attendent des garanties de sécurité et un accompagnement pour ceux dont les locaux ont été endommagés.
Source : La Provence – Politique
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