Après les violences et pillages du samedi 17 octobre dans le centre de Marseille, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a rencontré le maire Benoît Payan à l’hôtel de ville, lundi 19 octobre au soir. Il a annoncé un dispositif policier plus important pour la prochaine mobilisation, prévue samedi 24 octobre, sans en préciser les effectifs. Pour les habitants et les commerçants des Bouches-du-Rhône, la question reste donc celle des moyens qui seront effectivement déployés.

Une rencontre après les violences du 17 octobre

Le rendez-vous entre Laurent Nuñez et Benoît Payan s’est tenu à la mairie de Marseille, près du Vieux-Port. Initialement attendu dans l’après-midi, le ministre est finalement arrivé dans la soirée, après une réunion à Matignon, rapporte Le Monde. L’entretien à huis clos a duré plus de 45 minutes.
Le maire demandait des explications sur la gestion du maintien de l’ordre et les forces mobilisées lors des débordements du 17 octobre. Ce jour-là, des personnes ont pénétré dans l’hôtel de ville et des commerces du centre-ville ont été pris pour cible. Les deux responsables n’ont pas annoncé, à l’issue de leur échange, de mesure chiffrée pour réparer les dommages ou renforcer durablement la sécurité à Marseille.
Un renfort promis pour samedi, sans chiffre annoncé
Devant la presse, Laurent Nuñez a indiqué qu’un dispositif policier « plus nombreux » que celui du samedi précédent serait déployé pour la prochaine mobilisation. Il a également évoqué une présence organisée de manière plus mobile et réactive, en réponse aux violences survenues simultanément en plusieurs points. Ces annonces, rapportées par Le Parisien avec l’AFP, ne précisent ni le nombre d’agents ni les secteurs où ils seront positionnés.
Des organisations étudiantes ont appelé à une nouvelle mobilisation le samedi 24 octobre, selon Le Monde. La promesse du ministre concerne donc une échéance proche, mais la composition et les modalités du dispositif restent à détailler. Aucun plan opérationnel complet n’a été rendu public dans les informations disponibles.
Des conséquences encore à mesurer pour les commerces
Les violences du 17 octobre ont touché des commerces marseillais. La Chambre de commerce et d’industrie locale a recensé 500 commerces concernés, dont 317 sinistrés et pillés, selon les chiffres relayés par Le Parisien avec l’AFP. Ce bilan donne la mesure des conséquences économiques locales, mais ne constitue pas une évaluation définitive du coût des dégâts ni des indemnisations à venir.
À Marseille, dans les Bouches-du-Rhône, l’enjeu immédiat sera de savoir si les renforts annoncés seront suffisants pour protéger les habitants, les commerces et les lieux publics lors du prochain rassemblement. À ce stade, Laurent Nuñez a formulé un engagement sur le principe d’un dispositif renforcé ; les effectifs et les détails pratiques restent incertains.
Source : La Provence – Politique
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