Maricarmen Abascal, retraitée de 87 ans expulsée de son appartement à Madrid le 23 septembre, est morte à l’hôpital mercredi 7 octobre. Son expulsion avait déclenché des manifestations et placé la crise du logement au centre du débat politique en Espagne, selon l’Union des locataires de Madrid.
Expulsée de son appartement en septembre
La retraitée avait été évacuée sur un brancard après une forte hausse de son loyer décidée par la société immobilière propriétaire. Épuisée, elle avait été hospitalisée à la suite de son expulsion.
Un accord avait ensuite été conclu pour lui permettre de réintégrer son logement. Mais cette solution est intervenue trop tard, a regretté l’Union des locataires de Madrid après l’annonce de son décès.
Son cas au cœur du débat sur le logement
L’expulsion de Maricarmen Abascal avait provoqué d’importantes manifestations en Espagne. Son histoire avait également poussé le gouvernement minoritaire de gauche à présenter des mes d’urgence, notamment un renforcement des restrictions sur les expulsions et une garantie de renouvellement tacite des contrats de location.
Ces mes ont été rejetées au Parlement la semaine précédant l’annonce de sa mort. Selon les informations rapportées, ce rejet a conduit le Premier ministre Pedro Sánchez à convoquer des élections anticipées pour le 29 novembre.
L’Union des locataires estime que le combat de Maricarmen Abascal a marqué un tournant dans le pays. Le syndicat a aussi souligné que le logement était désormais au centre du débat, tout en déplorant le prix payé pour en arriver là.
Source : 20Minutes – Une (www.20minutes.fr)
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Auteur : 20 Minutes avec AFP


