À Nice, le gérant du Micromania de l’avenue Jean-Médecin appelle à la prudence après la diffusion de collectes en ligne ouvertes en son nom. Frappé alors qu’il tentait de protéger son magasin lors des pillages du samedi 17 octobre 2026, il affirme ne pas être à l’origine de ces cagnottes et dit n’avoir été contacté par aucun de leurs initiateurs.

Une mise en garde après les violences du 17 octobre

Les images de l’intervention du commerçant ont largement circulé sur les réseaux sociaux. Le dimanche 18 octobre, dans une vidéo publiée sur Instagram, il a remercié les personnes venues lui témoigner leur soutien, mais a aussi tenu à clarifier la situation des appels aux dons : selon ses propos, il n’est lié à aucune collecte. Il a exhorté les internautes à ne pas se faire avoir.
Le magasin se trouve sur l’avenue Jean-Médecin, dans le centre de Nice, au sein de la métropole Nice Côte d’Azur et du département des Alpes-Maritimes. L’incident s’inscrit dans les violences et pillages survenus en marge de la mobilisation du 17 octobre. Le gérant a déclaré avoir été visé par des projectiles et avoir reçu un coup de pied dans le dos. Il a ensuite relativisé ses blessures, évoquant quelques éraflures. (numerama.com)
Des collectes existent, mais leur statut reste à clarifier
La mise en garde ne permet pas, à elle seule, de conclure que toutes les cagnottes ouvertes en son nom sont frauduleuses. Des collectes ont bien été repérées en ligne. L’une d’elles a ensuite été présentée par son organisateur comme ayant été approuvée par le commerçant, alors que Pierre avait auparavant déclaré n’avoir été contacté par personne. Ces versions contradictoires ne suffisent pas à établir un accord ni à prouver une escroquerie. La prudence est donc de mise avant tout don. (numerama.com)
Pour les habitants de Nice et les internautes qui souhaitent aider le commerçant, le réflexe le plus sûr est de ne pas se fier à une collecte uniquement parce qu’elle reprend son nom, son image ou celle du magasin. Il vaut mieux attendre une confirmation explicite publiée par Pierre sur un compte qu’il contrôle, ou par un canal clairement validé par lui. En cas de doute, les plateformes de collecte disposent généralement d’un moyen de signaler une page suspecte.
Ce qui reste à confirmer
À ce stade, les informations disponibles ne permettent pas de déterminer si une cagnotte a reçu l’accord du gérant, ni d’établir qu’un don a été détourné. La mise en garde porte sur l’absence de contact et de lien revendiqué par Pierre avec les initiatives évoquées. L’événement concerne Nice et les Alpes-Maritimes : il ne constitue pas, à lui seul, un bilan des pillages à l’échelle de toute la Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Source : franceinfo- Alpes-Maritimes
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