À Paris, dans le département de Paris (75), des commerces et l’entrée d’un immeuble ont été pris pour cible lors de pillages survenus les samedi 17 et dimanche 18 octobre 2026, en marge de la mobilisation. Des habitants et des commerçants témoignent de dégradations et de tensions ; la Ville organise le nettoyage et un accompagnement des professionnels touchés.

Des pillages jusque dans une entrée d’immeuble

Le reportage de franceinfo revient notamment sur une scène filmée le samedi soir : des personnes ont forcé une porte d’immeuble pour accéder à un magasin voisin. Une habitante qui les filmait dit avoir reçu un coup de pied. Le lendemain, une riveraine raconte avoir entendu des intrus passer par les parois donnant sur des commerces, sans briser les vitrines.
Dans une boutique de téléphonie, le vendeur Sohah Hoque estime le préjudice à 50 000 euros et affirme que le magasin a été entièrement vidé. Il raconte avoir tenté de s’interposer verbalement avant que le groupe ne pénètre dans le commerce. Ces montants et circonstances sont rapportés dans le témoignage recueilli par franceinfo.
Les incidents ont continué dimanche 18 octobre dans plusieurs secteurs de la capitale, notamment autour de République et des Halles. Le maire de Paris a alors évoqué au moins une trentaine de commerces pillés dimanche et dans la nuit, selon une dépêche de l’AFP. Les chiffres d’interpellations publiés ne portent toutefois pas tous sur le même périmètre ou la même période : l’AFP rapporte 350 interpellations, tandis que la préfecture de police, citée par Le Parisien, en dénombrait 108 à Paris pour la journée de dimanche, dont 66 dans la soirée. Ces données ne permettent pas, à elles seules, d’établir un bilan unique. Une interpellation ne vaut pas condamnation.
Nettoyage et aide aux commerçants
Les conséquences sont immédiates pour les habitants et les activités de quartier : vitrines endommagées, débris sur la voie publique et commerces contraints de fermer ou de sécuriser leurs locaux. La Ville de Paris indique avoir mobilisé près de 2 000 agents de la propreté après les violences des 17 et 18 octobre. Elle a également mis en place une cellule d’urgence destinée à recenser les dégâts et à accompagner les commerçants dans leurs démarches administratives et auprès des assurances. La Ville précise les mesures engagées.
Dans le 8e arrondissement, un arrêté du préfet de police interdit les rassemblements non déclarés dans des périmètres délimités entre le lundi 19 octobre à 20 heures et le mardi 20 octobre à 6 heures. Cette mesure concerne des secteurs allant notamment des Champs-Élysées à la place de la Concorde ainsi que les abords de la gare Saint-Lazare ; elle ne constitue pas une interdiction générale de circuler pour les riverains. La mairie du 8e détaille les périmètres et les horaires.
Ce qui reste à établir
L’évaluation des dégâts municipaux se poursuit et les informations disponibles ne précisent pas le bilan définitif des commerces touchés sur l’ensemble de Paris. Les témoignages décrivent des scènes particulières ; ils ne permettent pas d’attribuer les actes à l’ensemble des personnes présentes aux mobilisations.
Source : franceinfo- Paris-Ile-de-France
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