En Nouvelle-Calédonie, la visite de Manuel Valls annoncée pour le mardi 19 août 2025 devait relancer l’accord de Bougival, contesté par le FLNKS. Le déplacement a bien eu lieu, mais l’accord n’a pas été mis en œuvre : depuis, le projet de réforme constitutionnelle qui devait le traduire a été rejeté par l’Assemblée nationale et les élections provinciales se sont tenues le 28 juin 2026.

Une visite pour tenter de relancer le dialogue
Le 18 août 2025, franceinfo rapportait que le ministre des Outre-mer, Manuel Valls, devait se rendre dans l’archipel pour défendre l’accord signé le 12 juillet à Bougival, dans les Yvelines. Le texte dessinait un nouveau cadre institutionnel pour la Nouvelle-Calédonie, mais le Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS), principal mouvement indépendantiste, l’avait rejeté quelques semaines après sa signature.
La visite a commencé le 19 août et s’est prolongée jusqu’au 26 août. Manuel Valls a rencontré des élus et des représentants politiques, dont une délégation du FLNKS, tandis qu’un comité de rédaction chargé de préparer la traduction juridique de l’accord a été lancé. Le déplacement n’a toutefois pas permis de rallier le FLNKS au texte. (lnc.nc)
Ce que l’accord aurait changé
L’accord de Bougival prévoyait notamment la création d’un « État de la Nouvelle-Calédonie » au sein de la République française, ainsi que la possibilité d’une nationalité calédonienne. Ces orientations devaient être inscrites dans la Constitution et soumises à l’approbation des Calédoniens. Il s’agissait donc d’un accord politique dont la mise en œuvre nécessitait encore des étapes législatives et une consultation : sa signature ne modifiait pas, à elle seule, le statut du territoire. (legifrance.gouv.fr)
Un processus qui a depuis changé de cap
Le projet de loi constitutionnelle destiné à traduire les accords de Bougival et Élysée-Oudinot a été rejeté par l’Assemblée nationale le 2 avril 2026. Les élections provinciales, organisées le 28 juin 2026, ont renouvelé les assemblées de province et le Congrès. Ainsi, l’annonce d’août 2025 ne décrit plus la situation actuelle : la réforme institutionnelle envisagée n’a pas été adoptée par cette voie et l’archipel a depuis connu un nouveau scrutin. (senat.fr)
Pour les habitants, le point essentiel est que la visite ministérielle n’a pas, en elle-même, changé les règles institutionnelles ni le fonctionnement des provinces. Les propositions de Bougival restent au cœur des discussions sur l’avenir du territoire, mais le rejet du texte constitutionnel et la tenue des provinciales marquent une évolution majeure depuis l’été 2025. Les sources consultées ne permettent pas d’établir ici l’issue de toutes les discussions politiques engagées après le scrutin de juin 2026.
Source : franceinfo- Statut de la Nouvelle-Calédonie
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