Une photographie prise depuis la Station spatiale internationale montre le massif de Saririaky, dans le sud de Madagascar. Sa roche claire, l’anorthosite, est aussi présente dans les hautes terres lunaires. Le cliché a été réalisé le 28 août 2026 ; la NASA l’a présenté dans son « Image du jour » le 5 octobre, avant sa reprise par Futura le 18 octobre. (science.nasa.gov)
Un massif clair dans le sud de Madagascar
Vu depuis l’orbite, l’affleurement de Saririaky tranche avec le paysage aride qui l’entoure. Il couvre environ 100 kilomètres carrés. L’anorthosite qui le compose est une roche magmatique formée lorsque du magma refroidit sous la surface.
Selon la NASA, le massif se serait formé au Précambrien tardif, il y a au moins 600 millions d’années. Il se trouve dans une zone de cisaillement où des pressions et des températures élevées ont transformé et déformé les roches. Ces mouvements ont notamment laissé des structures linéaires orientées nord-sud. (science.nasa.gov)
Des traces de la formation du Gondwana
Les géologues associent cette déformation à la collision de fragments continentaux qui ont ensuite formé le Gondwana. Les territoires correspondant aujourd’hui à l’Afrique, à l’Inde, à Madagascar, à l’Australie et à l’Antarctique étaient impliqués dans ce processus.
Une autre hypothèse concerne un second massif d’anorthosite situé à environ 60 kilomètres au nord de Saririaky. Certains scientifiques estiment qu’il aurait été séparé du massif principal lors de ces déformations, créant une structure géologique dite de « boudinage ». Cette interprétation reste une hypothèse. (science.nasa.gov)
Un analogue terrestre pour étudier la Lune
L’anorthosite est connue pour sa présence dans les régions claires et réfléchissantes de la Lune. Les roches lunaires de cette famille auraient cristallisé il y a plus de 4 milliards d’années à partir d’un océan de magma, contribuant à former la croûte externe du satellite.
La formation malgache n’est pas un morceau de Lune, mais une roche terrestre présentant une parenté géologique avec celles qui composent une partie de sa surface. L’étude d’anorthosites sur Terre peut ainsi aider les chercheurs à mieux comprendre les premiers temps de l’histoire lunaire. (science.nasa.gov)
Source : Les dernières actualités de Futura-Espace (www.futura-sciences.com)
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Auteur : Nathalie Mayer, Journaliste







