À l’école maternelle Alleray, dans le 15e arrondissement de Paris, plusieurs enfants ont rapporté des faits de violences sexuelles sur le temps périscolaire. Un animateur a été suspendu après un nouveau témoignage début octobre. Les parents d’un enfant estiment que la première alerte, fin septembre, aurait dû entraîner des mesures de protection plus tôt. Une plainte a été déposée et une enquête administrative est en cours.

Une première alerte en septembre, puis de nouveaux témoignages

Selon les éléments rapportés par France Inter, un enfant a confié à son père, le 22 septembre 2026, qu’un homme aurait montré ses parties intimes à l’école. Le signalement a été transmis au procureur. La famille déplore toutefois ne pas avoir été informée de mesures particulières concernant l’organisation du périscolaire après cette première alerte.
La Ville de Paris indique qu’à la suite du signalement, le Service départemental à la jeunesse, à l’engagement et aux sports (SDJES) a effectué un contrôle inopiné le 7 octobre. Celui-ci aurait confirmé le respect des taux d’encadrement et des exigences de qualification, sans relever de dysfonctionnement général de l’accueil.
Deux jours plus tard, un autre élève a dénoncé des attouchements et désigné un animateur. Le premier enfant a ensuite indiqué qu’il s’agissait, selon lui, du même homme que celui évoqué en septembre. L’animateur a alors été suspendu et écarté du contact avec les élèves, précise la mairie. Un troisième enfant a également rapporté des faits de viol. Ces déclarations constituent des accusations et ne préjugent pas de l’issue des enquêtes.
Des questions toujours soulevées par les familles
Le père de l’un des enfants a porté plainte. Il reproche aux responsables de ne pas avoir pris, dès le premier signalement, des précautions supplémentaires. Lors d’une réunion avec les parents, la Ville a annoncé un renforcement de l’encadrement, avec trois adultes par groupe d’enfants.
Une incertitude demeure sur l’identité de l’auteur présumé des faits rapportés par le troisième enfant. Élisabeth Guthmann, cofondatrice du collectif SOS Périscolaire, a indiqué à France Inter que l’enfant n’avait pas reconnu l’animateur sur les photos qui lui avaient été présentées. La mairie précise que l’animateur suspendu avait été recruté en septembre 2025 et avait fait l’objet de contrôles d’honorabilité. Ces éléments ne permettent pas, à eux seuls, d’établir qui est mis en cause dans le troisième témoignage.
Une affaire dans un contexte de vigilance accrue
La mairie de Paris indique que 195 animateurs ont été suspendus depuis le début de 2026, dont 74 pour des suspicions de violences sexuelles sur mineurs. Ces chiffres portent sur des suspensions et des soupçons : ils ne signifient pas que les personnes concernées ont été condamnées. Le Sénat, qui a présenté le 15 octobre 2026 les conclusions de travaux sur les violences dans le périscolaire, décrit des difficultés de prévention et de coordination entre les acteurs. (senat.fr)
Pour l’école Alleray, une enquête administrative est en cours et un signalement a été transmis au parquet de Paris. À ce stade, les responsabilités restent à établir par les investigations. L’animateur suspendu est présumé innocent.
Source : franceinfo- Violences sexuelles
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