À Charavines, dans l’Isère, le vin n’est pas un simple complément de table : il contribue à dessiner l’identité de l’Hôtel des Bains. Derrière cette adresse familiale, Martin Perino défend une idée généreuse de la gastronomie : une bonne bouteille compte autant pour le plaisir qu’elle procure que pour les personnes et le travail qu’elle raconte. Et nul besoin de viser un grand cru pour entrer dans cette conversation.
Une maison familiale tournée vers la table
Installé au bord du lac de Paladru, l’Hôtel des Bains appartient à la famille Perino depuis plusieurs générations. Le bâtiment, qui remonte à 1872, accueille un restaurant où la cuisine française traditionnelle côtoie une culture affirmée du vin. L’établissement présente cette alliance comme un lieu de partage et de découverte, nourri par le travail de producteurs, d’artisans et de vignerons. La maison raconte son histoire et sa philosophie sur son site.
Martin Perino a rejoint l’établissement familial au début de 2020, après une dizaine d’années passées à Hong Kong, selon le reportage de France Bleu. Son parcours dans la restauration s’est construit sur le terrain, entre cuisine et service. Cette expérience transversale éclaire une approche où le vin ne se pense pas isolément : il s’inscrit dans un repas, un accueil et un échange avec les convives.
Une cave pensée comme un paysage de producteurs
Le reportage décrit une cave d’environ 2 500 références, représentant quelque 15 000 à 20 000 bouteilles. La Bourgogne y occupe une place majeure, avec également une présence importante des vins de la vallée du Rhône. Ces chiffres donnent la mesure d’un fonds considérable, mais l’intérêt du lieu tient aussi à la façon de le parcourir : Martin privilégie les rencontres avec les vignerons et les vigneronnes et s’intéresse à leur histoire autant qu’au contenu de la bouteille.
Cette démarche change la manière de choisir. Au lieu de s’arrêter à une liste de cépages ou de sensations, on peut aussi s’interroger sur le domaine, le geste du producteur ou le style de vin recherché. Cela ne promet pas une émotion identique à chaque dégustation — les goûts restent personnels — mais cela replace la bouteille dans un contexte humain et culinaire.
La sélection ne se limite pas aux étiquettes prestigieuses. D’après le reportage, les vins du quotidien proposés par Martin se situent généralement entre 10 et 30 euros. C’est un repère donné dans l’émission, non un tarif garanti pour chaque bouteille ni une indication sur les prix actuels de la carte. L’idée mise en avant est plus simple : une découverte intéressante peut se faire sans choisir le vin le plus cher.
Le vin en dialogue avec la cuisine
La table donne un autre point d’entrée dans cette culture du vin. L’office de tourisme du Pays Voironnais décrit une cuisine traditionnelle qui peut inclure, selon son référencement, friture fine, grenouilles aux morilles, joue de porc braisée ou terrine de foie gras. La carte pouvant évoluer, ces plats sont à considérer comme des exemples de l’offre présentée par l’office, et non comme un menu garanti lors d’une visite. La fiche touristique de l’Hôtel des Bains signale aussi des rendez-vous organisés autour des vignerons.
Ces rencontres peuvent faire du repas un moment de découverte plutôt qu’un exercice de dégustation réservé aux connaisseurs. Pour choisir une bouteille, on peut commencer par préciser le budget et le type de plat, puis demander conseil à l’équipe. Une suggestion d’accord reste une proposition à goûter, pas une règle : préférences personnelles, millésime et préparation du plat influencent tous l’expérience.
Une passion qui reste accessible
À Charavines, la cave apparaît ainsi comme le prolongement d’une cuisine et d’une histoire familiale. Son ampleur attire l’attention, mais son parti pris le plus accueillant est peut-être de rendre le vin abordable par la conversation : parler d’un producteur, d’une région, d’un prix ou d’un plat suffit pour commencer. Il n’est pas nécessaire de connaître le vocabulaire des dégustateurs pour demander une bouteille qui vous plaît.
L’alcool doit toutefois être consommé avec modération. Alcool Info Service rappelle les repères français de moindre risque pour les adultes qui choisissent de boire : pas plus de deux verres standard par jour, pas tous les jours, et au maximum dix par semaine. Consulter les repères et les situations où il est recommandé de ne pas boire.
Source : Cuisine : Tous les podcasts et l’actualité des passionnés de cuisine
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