La réunion annoncée en décembre 2025 par Emmanuel Macron avec les représentants politiques de Nouvelle-Calédonie s’est tenue à l’Élysée, à Paris, le 16 janvier 2026. Elle a relancé les discussions sur l’accord de Bougival, mais n’a pas, à elle seule, changé le statut du territoire. Depuis, un texte complémentaire, l’accord Élysée-Oudinot, a été signé le 19 janvier. Au 19 octobre 2026, l’État indique qu’un nouvel accord global n’a pas de date fixée.

Une rencontre tenue à Paris en janvier
La convocation avait été annoncée dans un courrier adressé aux élus, rapporté par franceinfo le 16 décembre 2025. Le rendez-vous s’est déroulé un mois plus tard au palais de l’Élysée, avec des représentants politiques calédoniens et des responsables de l’État. L’Élysée précise que les échanges ont porté sur les évolutions institutionnelles et le pacte de refondation économique.
Le Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS), principale coalition indépendantiste, n’a pas participé à cette réunion. Dans ses propos introductifs, Emmanuel Macron a regretté l’absence d’un partenaire et dit souhaiter qu’une voie puisse être trouvée avec toutes les parties.
Un accord complémentaire, mais pas de changement immédiat
À l’issue de plusieurs journées de discussions, des représentants calédoniens et l’État ont signé, le 19 janvier 2026, l’accord Élysée-Oudinot. Ce texte complète celui de Bougival, signé en juillet 2025, et apporte des précisions sur plusieurs sujets institutionnels, identitaires et économiques. Il ne faut toutefois pas confondre la signature d’un accord politique avec l’entrée en vigueur de toutes ses dispositions : celles-ci nécessitent des étapes juridiques et politiques.
Le projet de consultation anticipée des Calédoniens sur Bougival, envisagée pour mars 2026, avait été suspendu à la date de la réunion du 16 janvier, selon les déclarations du président de la République publiées par l’Élysée. La rencontre n’a donc pas abouti à une consultation immédiate ni à une modification automatique des institutions.
Ce que l’on sait pour la suite
Dans un communiqué publié le 3 septembre 2026, le gouvernement français indique que les dernières élections provinciales ont installé de nouvelles équipes et que le Congrès a été renouvelé. Il affirme aussi que des mesures institutionnelles ou pratiques peuvent être engagées sans attendre un nouvel accord global, dont le calendrier reste indéterminé.
Pour les habitants de Nouvelle-Calédonie, l’enjeu est donc toujours celui de la stabilité des institutions et de la reconstruction économique et sociale. Les accords de Bougival et d’Élysée-Oudinot fixent un cadre de discussion, mais la suite dépend encore des décisions politiques et des procédures nécessaires à leur mise en œuvre.
Source : franceinfo- Statut de la Nouvelle-Calédonie
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