Un nouveau développement est intervenu dans l’affaire Alicia Faye, jeune femme originaire de Bordeaux, en Gironde : Dane Langhorne, condamné en son absence pour son meurtre, a été arrêté le dimanche 11 octobre 2026 au Guyana. Cette arrestation ouvre une étape dans la procédure d’extradition, mais ne signifie pas qu’il a déjà été remis aux autorités françaises.

Une arrestation dans la région de Georgetown
D’après les informations de la police guyanaise rapportées par le média local News Room Guyana, l’interpellation a eu lieu vers 7 h 45 à Lusignan, sur la côte est du Guyana, à proximité de Georgetown. Âgé de 29 ans, Dane Langhorne a ensuite été placé en garde à vue. Présenté devant un tribunal de Georgetown le mardi 13 octobre dans le cadre d’une procédure d’extradition, il s’est vu refuser la remise en liberté sous caution. L’affaire a été renvoyée au 23 octobre. (newsroom.gy)
Une affaire criminelle jugée en son absence
Alicia Faye, 25 ans, a été tuée à Cayenne, en Guyane, en mars 2021, dans une affaire liée à un trafic de cocaïne entre la Guyane et l’Hexagone. La cour d’assises de la Guyane a condamné Dane Langhorne à 30 ans de réclusion criminelle en juin 2026, alors qu’il était absent. Selon France-Guyane, les faits se sont déroulés dans la nuit du 12 au 13 mars, route de Raban, à Cayenne. (franceguyane.fr)
L’homme avait été libéré en 2024 à la suite d’un vice de procédure, puis était recherché. L’arrestation met donc fin à sa période de fuite au Guyana, mais la suite dépend désormais des démarches judiciaires engagées dans ce pays.
Ce que l’arrestation change pour la famille
L’avocat de la famille Faye a estimé que cette interpellation pouvait permettre la tenue d’un nouveau procès en présence de Dane Langhorne. Celui-ci n’est toutefois pas encore annoncé : il dépend notamment de l’issue de la procédure d’extradition. À la date de publication de l’article source, le 16 octobre, le prochain rendez-vous judiciaire au Guyana était fixé au 23 octobre 2026. (peyiguyane.com)
Pour les proches de la victime, l’enjeu est de pouvoir entendre l’accusé et éclaircir les circonstances du meurtre, qui n’avaient pas pu être entièrement établies lors du procès tenu en son absence. À ce stade, aucune date de remise aux autorités françaises ni de nouvelle audience en Guyane n’a été confirmée.
Source : 20Minutes – Actu Bordeaux
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