Les réactions politiques à l’allocution d’Emmanuel Macron, prononcée le 18 octobre au lendemain des violences survenues en marge de la mobilisation contre la vie chère, ont été largement critiques. De la gauche à l’extrême droite, plusieurs responsables lui reprochent de n’avoir annoncé aucune mesure concrète, malgré son appel à la fermeté contre les casseurs. (huffingtonpost.fr)

Édouard Philippe réclame des décisions

L’ancien Premier ministre Édouard Philippe a regretté l’absence d’initiatives pour rétablir l’ordre et sanctionner les auteurs des pillages. Il a également demandé une méthode précise pour renouer le dialogue avec les lycéens et les organisations syndicales, tout en reconnaissant au chef de l’État une volonté de dialogue. (huffingtonpost.fr)
Bruno Retailleau a, de son côté, jugé l’intervention inquiétante et estimé que le président paraissait dépassé. L’ancien ministre de l’Intérieur a appelé Emmanuel Macron à prendre ses responsabilités et à décréter l’état d’urgence. (huffingtonpost.fr)
À gauche, le reproche d’une réponse insuffisante
Marine Tondelier a contesté la manière dont le président souhaite réunir les responsables politiques à Matignon. La cheffe des Écologistes dit vouloir y travailler à des réponses aux crises sociales, environnementales et démocratiques, plutôt que de participer à ce qu’elle assimile à un « conseil de discipline ». (huffingtonpost.fr)
Pour Manuel Bompard, l’allocution n’a apporté aucune annonce et ne constitue pas la réponse politique attendue aux revendications exprimées. Mathilde Panot a, elle, accusé le chef de l’État d’aggraver les tensions. Yannick Jadot a dénoncé ce qu’il considère comme un signe d’impuissance. (huffingtonpost.fr)
Fabien Roussel a également critiqué l’absence de propositions contre la vie chère, notamment à destination des jeunes, des salariés et des retraités. Il a toutefois appelé à poursuivre la mobilisation dans le calme. (huffingtonpost.fr)
Le RN et l’UDR dénoncent l’allocution
Jordan Bardella a qualifié la prise de parole de « lamentable » et accusé le pouvoir de ne plus être en mesure de protéger les Français. Éric Ciotti a, pour sa part, appelé Emmanuel Macron à démissionner et à anticiper l’élection présidentielle. Le président de l’UDR a aussi demandé l’interdiction de la manifestation prévue le 5 novembre. (huffingtonpost.fr)
Publié le 19 octobre, le compte rendu des réactions fait ainsi apparaître un même grief, porté par des responsables de sensibilités différentes : l’allocution du 18 octobre a exprimé la colère du chef de l’État face aux violences, mais n’a pas été accompagnée d’annonces concrètes. (huffingtonpost.fr)
Source : Le HuffPost : actualités et infos décalées en continu, en France et dans le monde (www.huffingtonpost.fr)
Article original : Consulter la source originale
Auteur : Timothée Barnaud







