Dans un entretien publié le 5 octobre 2026, l’écrivain togolais Kangni Alem rend hommage à Cheikh Hamidou Kane et à l’influence durable de son œuvre. Il souligne notamment la place de L’Aventure ambiguë dans l’enseignement africain, tout en appelant à mieux soutenir la littérature contemporaine dans les écoles.
Une œuvre devenue classique
Né à Matam le 2 avril 1928, Cheikh Hamidou Kane a publié L’Aventure ambiguë en 1961. Le roman lui a valu le Grand prix littéraire d’Afrique noire l’année suivante et demeure un classique de la littérature africaine. Son second livre, Les Gardiens du temple, est paru en 1995.
Pour Kangni Alem, écrivain et professeur de littérature comparée à l’Université de Lomé, l’importance de Cheikh Hamidou Kane tient autant à ses textes qu’aux idées qu’ils transmettent. Son œuvre a traversé les générations et marqué l’éducation nationale africaine, estime-t-il. Il considère que le romancier a contribué à la réflexion sur la négritude et transmis, par ses écrits, des outils de pensée aux élites africaines et à la diaspora.
Un héritage à prolonger dans les écoles
Kangni Alem distingue toutefois la place acquise par Cheikh Hamidou Kane de celle de nombreux autres écrivains africains. Si l’auteur de L’Aventure ambiguë est devenu un classique, observe-t-il, les œuvres d’écrivains plus récents n’ont pas nécessairement eu un impact aussi durable dans les systèmes éducatifs.
Pour que la littérature puisse pleinement contribuer à la réflexion, poursuit-il, elle doit s’installer comme une institution. Cela demande du temps et un soutien durable, notamment à travers des politiques du livre, de la culture et de l’éducation nationale.
Source : DW-WORLD´s French Homepage (www.dw.com)
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