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Décryptage

Emma Fourreau critiquée après avoir repris un slogan lycéen jugé islamophobe par des internautes

Une formule née dans la mobilisation lycéenne, reprise par une élue LFI, puis contestée pour sa référence religieuse : la polémique autour d’Emma Fourreau tient en quelques mots, mais leur parcours compte. Le slogan n’a pas été inventé par l’eurodéputée. En revanche, le reprendre publiquement l’expose à une question politique bien réelle : peut-on emprunter […]

À RETENIR

L’essentiel en quelques secondes

  • Une formule née dans la mobilisation lycéenne, reprise par une élue LFI, puis contestée pour sa référence religieuse : la polémique autour d’Emma Fourreau tient en quelques mots, mais leur parcours compte.
  • Le slogan n’a pas été inventé par l’eurodéputée.
  • En revanche, le reprendre publiquement l’expose à une question politique bien réelle : peut-on emprunter […]

Ce qui est établi

Dans un article publié le 17 octobre 2026 à 12 h 24, le Journal du dimanche rapporte qu’Emma Fourreau a utilisé sur Instagram « Bismillah, c’est les ténèbres » pour appeler à manifester ce samedi-là. Le journal reproduit des commentaires d’internautes qui lui demandent de retirer la publication ou jugent la formule offensante envers leur religion. La fiche du Parlement européen confirme qu’Emma Fourreau est députée européenne, membre de La France insoumise et du groupe de la gauche. Ces commentaires attestent une contestation rapportée par le JDD ; ils ne permettent pas, à eux seuls, d’en mesurer l’ampleur. ([lejdd.fr](https://www.lejdd.fr/politique/bismillah-cest-les-tenebres-emma-fourreau-critiquee-pour-avoir-repris-le-slogan-lyceen-juge-islamophobe-186228))

Pourquoi la même phrase ne raconte pas la même histoire à tout le monde

Le slogan circulait avant cette publication parmi des lycéens mobilisés. Il provient de captures d’échanges sur Snapchat dans lesquelles un compte employait un assemblage caricatural d’expressions familières et de mots arabes. Des jeunes ont soupçonné une tentative policière d’infiltration de leurs groupes de discussion et ont retourné la phrase en plaisanterie. Mais l’identité de l’auteur du message à l’origine du slogan n’est pas établie par ces captures : raconter l’épisode comme une opération policière prouvée irait plus loin que les éléments disponibles. ([leparisien.fr](https://www.leparisien.fr/societe/bismillah-cest-les-tenebres-comment-une-phrase-absurde-a-ete-detournee-par-les-lyceens-pour-devenir-leur-slogan-17-10-2026-BRMBJAKAK5EVJGOLDADAIPP2DI.php))

Deux lectures coexistent donc. Pour ceux qui ont adopté ce mot d’ordre dans les cortèges, la cible peut être le langage stéréotypé du message initial — et, avec lui, les préjugés qu’il laisse entendre. Pour les internautes cités par le JDD, « bismillah », qui signifie « au nom de Dieu », n’est pas un simple accessoire de mème : son association aux « ténèbres » leur paraît irrespectueuse. Expliquer la première lecture ne fait pas disparaître la seconde ; constater que certains jugent la formule « islamophobe » ne suffit pas non plus à établir que chaque personne qui la reprend poursuit cette intention. ([leprogres.fr](https://www.leprogres.fr/social/2026/10/12/bismillah-c-est-les-tenebres-d-ou-vient-ce-slogan-devenu-viral-chez-les-lyceens?utm_source=openai))

La portée politique, sans lui inventer une portée électorale

Le fait politique précis est la reprise, par une élue, d’une formule déjà présente dans une mobilisation. Son usage peut se lire comme une façon d’en afficher la proximité ; c’est une analyse de sa communication, pas la preuve d’une stratégie électorale documentée. Aucune donnée citée ici ne permet de déduire l’opinion des manifestants dans leur ensemble, celle des électeurs de LFI ou une conséquence dans les urnes. Un fil de commentaires n’est pas un sondage. ([lejdd.fr](https://www.lejdd.fr/politique/bismillah-cest-les-tenebres-emma-fourreau-critiquee-pour-avoir-repris-le-slogan-lyceen-juge-islamophobe-186228))

Reste une limite décisive : le compte Instagram est mentionné par le JDD, mais la publication et l’ensemble de ses réactions n’ont pas pu être examinés directement dans cette vérification. On peut donc établir ce que le journal rapporte et replacer la formule dans sa chronologie ; on ne peut ni chiffrer la contestation ni attribuer une intention religieuse à Emma Fourreau. Le slogan tient sur une pancarte. Son contexte, lui, ne tient pas dans une capture d’écran. ([lejdd.fr](https://www.lejdd.fr/politique/bismillah-cest-les-tenebres-emma-fourreau-critiquee-pour-avoir-repris-le-slogan-lyceen-juge-islamophobe-186228))


Source principale : Toute l'actualité du Journal du dimanche (www.lejdd.fr)

Article original : Consulter la source originale

Auteure indiquée sur l’article original : Marianne Lecach

Sources complémentaires

Artia13 Music