Ashley Noll utilise sa CPAP contre l’apnée du sommeil pour boucler ses cheveux sans chaleur
Une créatrice de contenus a détourné les sangles souples de son masque de CPAP pour y enrouler ses cheveux avant de dormir. Au réveil, elle montre des boucles obtenues sans fer chauffant. L’astuce, relayée par The Body Optimist, met aussi en lumière un équipement médical souvent absent des images de beauté en ligne — sans pour autant constituer un conseil d’utilisation.
Une astuce coiffure née d’un appareil médical
Ashley Noll, connue sur Instagram sous le nom @ashspirational, utilise une CPAP pour traiter son apnée du sommeil. Dans la vidéo présentée par The Body Optimist, elle humidifie ses longueurs, les enroule autour de certaines parties souples de son masque, puis porte l’appareil pendant la nuit comme à son habitude. Elle a donné à cette technique le nom de « CPAP curl maxxing ».
La créatrice ne revendique pas l’invention du procédé : l’article cite également Kayla Fawcett parmi les personnes qui l’auraient testé. Le résultat capillaire attire l’attention, mais la démarche s’inscrit dans une tendance plus large aux astuces sans chaleur, où des objets du quotidien sont détournés en accessoires de coiffure.
À quoi sert une CPAP ?
En France, on parle de pression positive continue, ou PPC. La machine envoie de l’air sous pression dans les voies respiratoires par un tuyau relié à un masque. D’après l’Assurance Maladie, cette pression contribue à éviter le blocage des voies aériennes pendant le sommeil. Le choix du traitement et du matériel relève de l’équipe médicale, qui tient compte de la situation de chaque patient. (ameli.fr)
Ce dispositif peut être contraignant au quotidien. L’Assurance Maladie mentionne notamment des irritations du visage, une sécheresse du nez ou de la bouche et un inconfort. Trouver un masque confortable peut demander des ajustements avec le professionnel de santé et le fournisseur de matériel. (ameli.fr)
Un détournement à ne pas confondre avec un conseil médical
La vidéo joue sur le contraste entre un appareil de soin et une routine beauté, avec humour et sans chercher à cacher le masque. Selon le récit de The Body Optimist, Ashley a aussi parlé de la gêne qu’elle ressentait au début et de messages reçus de personnes qui se reconnaissaient dans son expérience. Cela donne à son contenu une dimension de témoignage : montrer un équipement médical peut contribuer à le rendre moins invisible, sans prétendre que tout le monde le vivra de la même façon.
La démonstration ne doit toutefois pas inciter à modifier son appareil ou à compromettre le bon positionnement du masque. Celui-ci doit rester correctement ajusté pour assurer son fonctionnement ; la Mayo Clinic rappelle qu’un masque mal adapté peut entraîner des fuites et réduire l’efficacité de la pression délivrée. En cas d’inconfort ou de doute sur l’ajout d’accessoires, mieux vaut demander conseil à son équipe de soins ou à son fournisseur. (mayoclinic.org)
Cette astuce reste donc avant tout une expérience personnelle filmée pour les réseaux. Son intérêt dépasse les boucles du lendemain : elle rend visible une réalité du sommeil qui n’a pas toujours sa place dans les contenus très lissés, tout en rappelant qu’un traitement médical ne se détourne pas au détriment de son usage.
Source : The Body Optimist
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