La fiction On aboie en silence, adaptée du livre de Gringe, arrive sur france.tv le 8 octobre 2026 puis sur France 2 le 14 octobre. En suivant deux frères confrontés à l’apparition de troubles psychotiques à l’adolescence, elle met en lumière les questions du mal-être, du soutien familial et du recours aux soins, sans qu’une œuvre de fiction puisse remplacer une information médicale.
Une histoire inspirée d’un témoignage, avec des personnages de fiction
Publié en 2020, Ensemble, on aboie en silence est le récit autobiographique de Gringe, rappeur et comédien, autour de sa relation avec son frère Thibault, diagnostiqué schizophrène à l’adolescence. Pour l’adaptation, les personnages portent d’autres prénoms : Jérémy, 17 ans, et son grand frère Théo, rappeur en pleine ascension. La fiction raconte les bouleversements que les troubles psychiques font traverser à leur famille.
Réalisé par Shirley Monsarrat, le téléfilm dure 90 minutes. France Télévisions annonce sa mise en ligne sur france.tv le jeudi 8 octobre, puis sa diffusion sur France 2 le mercredi 14 octobre à 21 h 10. Ces éléments figurent dans le dossier de presse du diffuseur.
Parler de santé mentale sans réduire une personne à un diagnostic
La maladie est au cœur de l’histoire, mais la schizophrénie ne se résume pas à une expérience unique. L’Assurance Maladie rappelle que les premiers signes peuvent être progressifs et variés, et qu’un changement de comportement ou un retrait, pris isolément, ne suffit pas à établir un diagnostic. Une évaluation relève de professionnels de santé.
Pour les adolescents et les jeunes adultes qui s’inquiètent pour eux-mêmes ou pour un proche, le médecin traitant peut être un premier interlocuteur. Un jeune peut aussi s’adresser à l’infirmière scolaire ou à un autre professionnel de confiance. L’Assurance Maladie présente ces possibilités dans son dossier consacré aux troubles psychiques chez les jeunes. L’objectif n’est pas de poser soi-même un diagnostic, mais de ne pas rester seul face à une inquiétude persistante.
La place des proches, sans leur faire porter seuls la responsabilité
Le récit aborde aussi la position du frère aidant : inquiétude, incompréhension et sentiment de culpabilité. Pour les familles, accompagner un jeune en difficulté peut soulever des questions auxquelles une fiction ne peut apporter toutes les réponses. Le téléfilm peut toutefois ouvrir une discussion entre frères et sœurs, parents et jeunes, ou donner envie de chercher une aide adaptée. Il ne faut pas confondre l’histoire mise en scène avec le parcours de toutes les personnes concernées : les symptômes, les besoins et les trajectoires diffèrent d’une personne à l’autre.
Source : Jeunesse – L'Humanité
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