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Blocus lycéens : Geffray met en cause l’ultragauche et anticipe 400 à 500 fermetures lundi

Dimanche 4 octobre 2026, le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a estimé que les cours seraient totalement ou partiellement suspendus dans 400 à 500 lycées le lundi 5 octobre. Ce chiffre décrit une prévision de fermeture, pas le nombre de lycées bloqués lundi — encore moins un bilan déjà constaté. Derrière l’urgence sécuritaire, le […]

Blocus lycéens : Geffray met en cause l’ultragauche et anticipe 400 à 500 fermetures lundi

Dimanche 4 octobre 2026, le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a estimé que les cours seraient totalement ou partiellement suspendus dans 400 à 500 lycées le lundi 5 octobre. Ce chiffre décrit une prévision de fermeture, pas le nombre de lycées bloqués lundi — encore moins un bilan déjà constaté. Derrière l’urgence sécuritaire, le débat politique oppose aussi deux lectures des causes du mouvement. ()

400 à 500 lycées : une prévision à lire correctement

Lors d’un débat avec Manuel Bompard, coordinateur de La France insoumise, Édouard Geffray a indiqué qu’entre 400 et 500 lycées avaient suspendu les cours le vendredi 2 octobre. Il jugeait probable un nombre comparable le lundi 5 octobre, tout en évoquant une reprise partielle et progressive. Le titre « établissements fermés » simplifie donc une situation moins uniforme : certains pourraient rester entièrement fermés, d’autres reprendre une partie des cours. Le bilan effectif de lundi ne pourra être établi qu’après cette journée. ()

Le ministre justifie ces suspensions par des conditions de sécurité insuffisantes, notamment lorsque des installations sont endommagées ou que des personnels ont été visés. Il fait également état de 24 établissements « incendiés ou saccagés » et de 78 personnels de l’Éducation nationale blessés depuis le début du mouvement. Ces nombres sont des bilans communiqués par le ministre : ils ne signifient ni que les 400 à 500 lycées ont subi de telles dégradations, ni que toutes les fermetures ont la même cause. ()

Le désaccord politique ne tranche pas la question des responsabilités

Édouard Geffray accuse des militants d’ultragauche d’avoir infiltré le mouvement lycéen et reproche à LFI d’avoir encouragé les blocages. Manuel Bompard rejette cette lecture : il attribue la mobilisation aux politiques éducatives du gouvernement, déplore les violences et accuse les autorités de réduire les revendications aux seuls débordements. Leurs déclarations établissent l’existence d’un affrontement politique, pas une responsabilité collective démontrée dans les violences. Pour attribuer celles-ci, il faudrait des éléments précis concernant les faits et leurs auteurs. ()

Les revendications, elles, sont vérifiables à leur source. Dans un communiqué commun daté du 29 septembre, l’Union syndicale lycéenne et l’Union étudiante réclament de meilleures conditions d’études, davantage de moyens et contestent notamment la sélection dans l’enseignement supérieur. Les deux organisations appellent à une manifestation le mardi 6 octobre. Cet appel est documenté ; il ne permet pas de prévoir l’ampleur de la mobilisation à venir. ()

Une semaine de démocratie scolaire, malgré la crise

Un autre calendrier éclaire l’enjeu dans les établissements. Selon une note officielle publiée en juillet, les élections des représentants des parents d’élèves doivent se tenir le 9 ou le 10 octobre 2026 dans la plupart des académies ; à La Réunion et à Mayotte, elles étaient fixées au 2 ou au 3 octobre. Dans les lycées, elles clôturent la semaine de la démocratie scolaire, pendant laquelle sont également organisées les élections des représentants des élèves aux conseils de la vie lycéenne. Rien ne permet, à ce stade, d’affirmer que les suspensions de cours annoncées pour lundi perturberont ces scrutins. Mais la coïncidence rappelle qu’une crise lycéenne se traite aussi par l’écoute de représentants élus, et pas uniquement par un décompte de grilles fermées. ()

Ce qu’il faut retenir : l’annonce du 4 octobre porte sur une estimation pour le lendemain, avec des fermetures qui peuvent être partielles. Les blessés et les dégradations signalés par le ministre appellent une réponse sérieuse ; ils ne dispensent ni de vérifier les responsabilités invoquées dans le débat politique, ni d’examiner les revendications formulées par les organisations de jeunes. ()


Source principale : Toute l'actualité du Journal du dimanche (www.lejdd.fr)

Article original : Consulter la source originale

Auteur de l’article original : Gautier Cruchaudet, selon la signature affichée par le JDD. ()

Sources complémentaires

  • Union étudiante et Union syndicale lycéenne, communiqué du 29 septembre 2026 : Consulter le communiqué. ()
  • Ministère de l’Éducation nationale, note de service sur les élections des représentants des parents d’élèves, publiée le 23 juillet 2026 : Consulter la note. ()
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