Un refus de relancer les négociations
La Commission électorale nationale a annoncé les résultats définitifs le 22 septembre. Elle a précisé que le référendum avait une valeur consultative. Le gouvernement islandais a ensuite indiqué qu’il ne reprendrait pas les négociations avec l’Union européenne. Selon le ministère islandais des Affaires étrangères, la participation a atteint 82,6 % des électeurs inscrits.
Le vote a aussi révélé un contraste territorial : d’après les résultats rapportés par Voxeurop, seules les circonscriptions de la région de Reykjavik ont choisi de reprendre les pourparlers. Le rejet a donc été plus marqué hors de la capitale.
La pêche au cœur des inquiétudes
La campagne du « non » a notamment mis en avant les risques que pourrait représenter une adhésion pour le secteur de la pêche. Ses opposants à la reprise des discussions ont soutenu que les pêcheurs islandais pourraient être davantage soumis aux règles européennes et exposés aux investissements étrangers.
Ces arguments touchent à un secteur important pour l’économie du pays : la pêche représente, selon les chiffres cités par Voxeurop, 40 % des exportations islandaises et 7 % du produit intérieur brut. Le débat sur l’UE s’est ainsi cristallisé autour de la protection de cette activité, particulièrement dans les régions rurales.
Un pays proche de l’UE sans participer à ses décisions
L’Islande avait officiellement retiré sa candidature à l’Union en 2015. Elle reste toutefois liée à l’Europe par l’Espace économique européen et l’espace Schengen, et participe à certains programmes, dont Erasmus. Cette intégration implique l’adoption de nombreux textes européens, sans que le pays prenne part aux décisions prises à Bruxelles.
Le résultat du référendum maintient donc cette situation : l’Islande conserve ses liens avec l’Union, mais le gouvernement ne relancera pas les négociations d’adhésion.
Source : Voxeurop (voxeurop.eu)
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Auteur : Adrian Burtin




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