Dans le Tarn, la mise en situation de Cédric Jubillar ne convainc pas les parties civiles
La mise en situation organisée le vendredi 2 octobre 2026 à Cagnac-les-Mines et à Mailhoc, dans le Tarn (Occitanie), n’a pas apporté de nouvel élément public sur la mort de Delphine Aussaguel. Les avocats des parties civiles jugent le récit de Cédric Jubillar encore incomplet et contradictoire. Cette étape précède le procès en appel, prévu à Toulouse du 30 avril au 14 mai 2027.
Deux lieux, environ trois heures d’opération
La séquence s’est déroulée dans l’ancienne maison du couple, à Cagnac-les-Mines, puis dans un champ de Mailhoc où des restes de Delphine Aussaguel avaient été retrouvés. Selon les comptes rendus de l’AFP publiés par TV5MONDE, l’opération a duré environ trois heures et s’est tenue en présence de magistrats, d’enquêteurs et des avocats concernés. La présidente de la cour d’appel de Toulouse avait parlé d’une « mise en situation » plutôt que d’une reconstitution à proprement parler. (information.tv5monde.com)
La démarche intervient après les déclarations faites par Cédric Jubillar en juillet 2026, dans lesquelles il a reconnu avoir tué son épouse, puis après ses indications ayant conduit les enquêteurs à retrouver des restes de la victime à Mailhoc. La Dépêche du Midi avait annoncé que les gestes et le récit devaient être confrontés aux lieux et aux éléments déjà versés au dossier. (ladepeche.fr)
Les parties civiles attendent des explications
À l’issue de la séance, plusieurs avocats des proches de Delphine Aussaguel ont estimé que les explications données ne permettaient pas de clarifier les circonstances du décès ni la manière dont le corps avait été dissimulé. Ces appréciations sont celles des parties civiles : elles ne constituent pas des conclusions judiciaires sur la crédibilité des déclarations ou sur une éventuelle préméditation.
L’avocat de Cédric Jubillar, présent sur place, n’a pas souhaité commenter la séquence devant la presse, selon l’AFP. Il revient à la cour d’examiner les déclarations et les autres éléments du dossier contradictoirement, lors du procès.
Une procédure d’appel toujours à venir
Cédric Jubillar a été condamné en première instance à 30 ans de réclusion criminelle en octobre 2025 et a fait appel. Le verdict n’est donc pas définitif : l’affaire doit être réexaminée par la cour d’assises de la Haute-Garonne à Toulouse. Les dates annoncées sont du 30 avril au 14 mai 2027. Le report du procès au premier semestre 2027 avait été annoncé en juillet par la cour d’appel, afin de permettre la réalisation d’actes d’enquête après les nouveaux développements. (information.tv5monde.com)
La semaine précédant la mise en situation, des fouilles avaient également été menées dans un secteur de Mailhoc qui n’avait pas encore été investigué, selon les informations rapportées par l’AFP. Aucun nouvel élément n’y a été découvert. À ce stade, la séquence du 2 octobre n’a donc pas modifié publiquement le calendrier du procès ni apporté de réponse nouvelle sur les circonstances précises de la mort.
Source : 20Minutes – Actu Toulouse
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