À Montpellier, Robert Ménard jugé après son refus de célébrer un mariage avec un homme sous OQTF
Robert Ménard comparaît mercredi 30 septembre devant le tribunal correctionnel de Montpellier. Le maire de Béziers avait refusé, en juillet 2023, de célébrer le mariage d’une Française et d’un ressortissant algérien sous obligation de quitter le territoire français (OQTF). Il encourt jusqu’à cinq ans d’emprisonnement, 75 000 euros d’amende et une peine d’inéligibilité.
Un refus de mariage au cœur des poursuites
Le 7 juillet 2023, Robert Ménard avait refusé de marier Eva M. et Mustapha B. L’élu avait alors expliqué soupçonner un mariage blanc. Quelques jours après ce refus, Mustapha B. avait été expulsé en Algérie.
Le couple a finalement pu se marier en Algérie à l’été 2026. Les époux vivent toutefois séparés : Eva M. réside en France avec ses enfants.
Une audience sous tension
À l’approche du procès, le maire a appelé ses soutiens à se rendre à Montpellier. Il a également fait citer plusieurs responsables politiques, parmi lesquels David Lisnard, président de l’Association des maires de France, et Bruno Retailleau, ancien ministre de l’Intérieur. Tous deux sont présentés dans la source comme candidats à la présidentielle.
Robert Ménard avait aussi demandé à Emmanuel Macron de venir à l’audience. Le président ne sera pas présent, a indiqué le prévenu. En 2025, Emmanuel Macron avait qualifié d’« ubuesque » la situation des maires confrontés au mariage de personnes en situation irrégulière.
Avant l’audience, l’avocate du couple, Vanessa Edberg, a fait part à l’AFP de son inquiétude et évoqué des menaces. Elle a expliqué avoir refusé la présence de comités de soutien, estimant que le procès devait porter sur le droit plutôt que sur la politique.
Un débat qui dépasse l’affaire
Le dossier intervient alors qu’une proposition de loi visant à interdire le mariage aux personnes en situation irrégulière est examinée par la commission des lois de l’Assemblée nationale. L’Association des maires de France soutient le texte, tandis que des élus de l’Association nationale des villes et territoires accueillants le jugent discriminant.
La publication de franceinfo, mise à jour le 30 septembre à 9 h 57, annonce le procès prévu l’après-midi même. Elle ne fait pas état d’une décision du tribunal.
Source : franceinfo – Les Titres (www.franceinfo.fr)
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