À Strasbourg, Nathan Hanss fait rayonner l’héritage familial au prix Rabelais 2026
Nathan Hanss, une nouvelle génération au fournil strasbourgeois
À Strasbourg, Nathan Hanss avance dans un métier qu’il connaît depuis l’enfance. Sa famille exerce la pâtisserie depuis six générations et le jeune artisan a grandi au contact du laboratoire familial. Aujourd’hui apprenti, il y construit son propre parcours : à l’héritage transmis s’ajoutent l’envie d’expérimenter et le goût des concours.
La maison familiale est installée dans le quartier de Finkwiller. Mais reprendre des gestes connus ne signifie pas se contenter de les reproduire. Pour Nathan, la pâtisserie est aussi un espace d’expression, où la précision technique sert des idées personnelles. Le choix des saveurs, le jeu des textures et la composition visuelle deviennent autant de façons de donner une identité à un dessert. (dna.fr)
Des concours pour apprendre à se dépasser
Cette recherche de progression l’a conduit au concours du Meilleur Apprenti de France pâtissier. Après avoir remporté la sélection régionale Grand Est en octobre 2025, il a rejoint la finale nationale organisée à Arcachon le 21 avril 2026. Il y a décroché la troisième place. La compétition lui a demandé de réaliser plusieurs préparations dans un temps limité : un exercice qui mobilise autant l’organisation et la régularité que la maîtrise des gestes. (dna.fr)
Le format de l’épreuve, qui s’étend sur huit heures, met à l’épreuve la capacité des candidats à mener plusieurs réalisations de front. Il faut anticiper les différentes tâches, surveiller les cuissons et soigner les finitions sans perdre de vue la cohérence de l’ensemble. Pour un apprenti, ce cadre exigeant est aussi une occasion de repérer ses automatismes, d’identifier ce qui peut être amélioré et de gagner en assurance. (les-rabelais-des-jeunes-talents.fr)
Le prix Rabelais, une distinction pour la pâtisserie
Le parcours de Nathan Hanss a été salué à Paris le 23 septembre 2026, lors de la remise des prix Rabelais des jeunes talents de la gastronomie. À 18 ans, il figure parmi les lauréats de cette édition dans la catégorie pâtissier. Organisée par la Confédération générale de l’alimentation en détail, la distinction met en lumière de jeunes professionnels des métiers de l’alimentation. (dna.fr)
Ce prix vient après son podium au concours national, mais les deux distinctions ne se confondent pas : l’une récompense son classement à la finale du MAF, l’autre le distingue parmi de jeunes talents de la gastronomie. Ensemble, elles soulignent une étape importante de son apprentissage, sans pour autant marquer la fin du chemin.
Entre savoir-faire transmis et idées nouvelles
La pâtisserie artisanale repose sur des bases rigoureuses : peser avec soin, respecter les gestes, comprendre comment les préparations réagissent. C’est ce socle qui permet ensuite de composer librement. Une association de goûts peut apporter de la fraîcheur ou de la profondeur ; une alternance de textures rend la dégustation plus vivante ; la forme, enfin, donne au dessert son allure singulière.
Pour Nathan, cette liberté créative semble être un moteur essentiel. L’héritage familial lui offre une proximité précoce avec le métier, tandis que les concours l’invitent à sortir du cadre habituel et à confronter son travail à un regard extérieur. Il ne s’agit donc pas de choisir entre tradition et nouveauté, mais de faire dialoguer les deux : apprendre les fondamentaux, puis les employer pour développer sa propre sensibilité.
Un nouvel objectif en ligne de mire
Le jeune pâtissier souhaite poursuivre sur cette lancée et évoque les WorldSkills comme un prochain objectif. Cette ambition prolonge une démarche déjà présente dans son parcours : accepter l’exigence d’une épreuve, travailler sa précision et continuer à progresser. Les échéances à venir lui donneront de nouvelles occasions de se mer à d’autres candidats et d’affiner sa pratique.
À Strasbourg, Nathan Hanss poursuit ainsi un chemin à la fois familial et personnel. La sixième génération ne se contente pas de recevoir un savoir-faire : elle le met à l’épreuve, l’enrichit et cherche à lui donner une expression nouvelle. Son prix Rabelais 2026 marque une reconnaissance, tandis que ses projets rappellent que son apprentissage reste en mouvement.
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