Périscolaire à Paris : un plan d’urgence de 20 millions d’euros voté sous tension au Conseil de Paris
Le Conseil de Paris a adopté ce mardi un plan d’urgence de 20 millions d’euros pour renforcer la protection des enfants dans le périscolaire. Ce plan, qui inclut la création d’une cellule de signalements et une transparence accrue envers les familles, a suscité des critiques de l’opposition, qui demande l’installation de caméras de vidéosurveillance et une mission d’évaluation sur les responsabilités passées.
Lors de cette séance, Emmanuel Grégoire, le maire de Paris, a affirmé sa volonté de faire du périscolaire une « priorité absolue » de son mandat. Jean-Pierre Lecoq, représentant du groupe d’opposition « Paris Liberté », a rétorqué en soulignant la responsabilité pénale et morale de l’équipe municipale, l’accusant d’avoir laissé prospérer un système défaillant.
Le Conseil s’est tenu sous haute tension, avec plus d’une centaine d’agents du périscolaire rassemblés devant l’hôtel de ville, exigeant des « recrutements massifs » et dénonçant des « suspensions arbitraires ». Depuis le début de l’année, 78 agents ont été suspendus, dont 31 pour des soupçons de violences sexuelles.
Le plan adopté vise à rétablir la confiance des parents d’élèves. Emmanuel Grégoire a promis une « culture du signalement » et a précisé que chaque signalement entraînerait une suspension conservatoire de l’agent concerné. Anne-Claire Boux, directrice des affaires scolaires, a ajouté que toutes les enquêtes administratives seraient communiquées à l’ensemble des familles des écoles concernées.
Des travaux sont également prévus pour sécuriser les espaces sensibles, comme les toilettes, afin d’éviter que des adultes ne se retrouvent seuls avec des enfants. La municipalité a également annoncé l’ouverture d’une « école du périscolaire » pour professionnaliser le secteur de l’animation.
Cependant, des critiques persistent. Inès de Raguenel, conseillère LR, a dénoncé l’absence d’un plan d’urgence opérationnel, proposant des mes alternatives, telles que des études dirigées par des enseignants volontaires. La droite parisienne appelle à la mise en place d’une mission d’information et d’évaluation pour établir les responsabilités dans les dysfonctionnements.
Source : France 3 Régions.
